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Rollerskate Skinny - 90's shoegaze


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#1 Greenfield

Greenfield

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Posté 22 December 2014 - 17:10

Originaire de Dublin, Rollerskate Skinny est connu pour être le groupe de Jimmi Shield, le frère de Kevin Shield. Ce dernier a rejoint un trio composé de Ken Griffin, Ger Griffin (sans qu’il n’y ait de liens de parenté entre les deux hommes) et Steve Murray qui s’était réuni fin des années 80 sous le nom de Shake. C’est lui, en 1991, qui propose le nom de Rollerskate Skinny, en rapport à une phrase tirée du roman « L’attrape-cœur » de JC Sallinger : « She’s quite skinny. Like me. But nice skinny. Rollerskate skinny ».
Le groupe déménage à Londres pour y enregistrer leur premier single « Novice » en septembre 1992. Erigé par le NME parmi les dix meilleurs groupes de cette année-là, Rollerskate Skinny peut alors signer un deal avec Beggars Banquet, qui leur propose de sortir leur premier album sur sa structure fille Placebo. Le producteur ès shoegaze, Guy Fixen, y contribuera à la production, mais aussi au clavier et à la guitare.
Une session chez John Peel, un nouveau single, « Threshold » et surtout une tournée avec Pavement sur le Lollapalooza Tour en 1994, leur offrent l’opportunité d’être hébergé sur une major, en l’occurrence Warner Bros Records. Mais peu après Jimmi Shield quitte le groupe et c’est revenu à un trio que Rollerskate Skinny s’enferme en studio pour écrire un deuxième album.
Celui-ci sera beaucoup plus fou et ambitieux. Les plus incroyables rumeurs enflent autour de l’enregistrement de l’album, notamment le fait qu’il ait fallu pas moins de 160 musiciens pour une seule chanson. Mais Ken Griffin rappelle à juste titre, n’être là que « pour écrire de la bonne musique, rejoindre la lignée des bons groupes, être le 647° à retourner en 1956, continuer à sortir des albums ». A l’instar des Boo Radleys ou Trash Can Sinatras, la formation irlandaise a réussi à concilier envie de sortir des sentiers battus et sens de l’accroche. Comme le précise Ken Griffin : « une des choses que nous voulions faire, c’est nous lancer dans une musique expérimentale, sans attirer sur nous l’image de gars en blouse blanche passant leur temps à essayer de faire rentrer des carrés dans des ronds ».
Pari réussi, mélangeant allégrement plusieurs styles, tout en restant admirablement mélodique et riche, « Horsedrawn Wishes » est une curiosité, que les journalistes ont souvent comparée à la rencontre entre My Bloody Valentine, Phil Spector et les Pink Floyd, époque Syd Barret.
Mais, comme l’a rappelé cyniquement un des ingénieurs du son du groupe : « aujourd’hui, pour la plupart des gens, Oasis est un groupe extraordinaire », ce qui ne manqua pas d’attrister le leader de la formation, amère de constater que la recherche musicale n'est pas forcément reconnue par le public anglais. « Pour que les choses prennent sens, il faut que les gens écoutent cet album. J’espère qu’ils nous donneront une chance »
Malheureusement le trio se séparera sans avoir sorti d’autres albums, même si depuis, tous les membres se sont consacrés à d’autres groupes.






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