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[CHRONIQUE] Cigarettes After Sex - s/t


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4 réponses à ce sujet

#1 Le Mag

Le Mag

    Indie Rock Fanatic

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  • Location:France

Posté 26 August 2017 - 07:59

1. K.
2. Each Time You Fall In Love
3. Sunsetz
4. Apocalypse
5. Flash
6. Sweet
7. Opera House
8. Truly
9. John Wayne
10. Young & Dumb


Cigarettes After Sex - s/t

Cigarettes After Sex. C'est exactement ça. La solitude d'une petite sèche après un moment de partage dont il ne reste plus que ce mélange de fiers souvenirs et de culpabilité mal placés face à cet acte (trop) défendu. C'est donc la délicatesse et tous les paradoxes de ce moment, celui du repos (du guerrier), qui s'exprime au sein des dix compositions du premier long-format du groupe.

Et comme une bonne partie de jambes en l'air, le combo a su prendre son temps avant de s'envoler vers le septième ciel. Neuf ans séparent en effet la formation de Cigarettes After Sex à El Paso autour de Greg Gonzalez et cette sortie homonyme. Entre-temps, le combo se sera fait remarquer avec un premier EP intitulé I. porté par l'hymne underground Nothing's Gonna Hurt You Baby et toujours disponible en streaming ainsi qu'une paire de singles inédits parmi lesquels Affection et la reprise du Keep On Loving You de REO Speedwagon.

Depuis cet EP paru en 2012, la formation a clairement évolué et du quintet initial, il ne reste plus que le chanteur-guitariste Greg Gonzalez et le pianiste-guitariste Phillip Tubbs. Les claviers sont cependant délaissés petit à petit puisque ce dernier privilégie de plus en plus la guitare tandis que Steve Herrada, qui officiait aux synthétiseurs, n'a pas été remplacé. Malgré ces trois départs, le quintet initial enregistre les arrivées du bassiste Randy Miller et du batteur Jacob Tomsky pour former un quartet.

Ce qui pourrait constituer un changement profond n'est qu'anecdotique puisque la présence de ces claviers, comme toute autre composante instrumentale, n'a finalement que peu d'impact sur l'état d'esprit aérien qui gravite autour de ce premier long-format. Clairement, avec Cigarettes After Sex, il est surtout question de ressenti, plus que de technique.

Si les Texans se réclament de l'ambient pop, l'ensemble est plus complexe et emprunte autant au shoegaze qu'au slowcore. Ce qui pourrait être considéré au sens large comme une pop atmosphérique n'est pas avenante mais elle n'en demeure pas moins sexy, la séduction étant souvent plus efficace lorsqu'elle n'est pas recherchée. Relativement immédiates, ces dix compositions proposent une mélancolie évanescente et touchent l'auditeur en plein cÅ“ur.


Ce dernier ressent un apaisement permanent qui semble émaner d'une forme de plénitude intemporelle. Cigarettes After Sex n'est pas qu'un disque à écouter après l'acte, il peut également le provoquer tant il est sensuel, à la manière de ceux concoctés par Mazzy Star (Each Time You Fall In Love) ou Ultra Orange (K.) dont les Américains désormais basés à Brooklyn pourraient être considérés comme des pendants masculins.

Langoureuse sans avoir l'air d'y toucher et toujours sur le fil, la voix androgyne de Greg Gonzalez rappelle celle de Ryan Karazija (Low Roar), l'accointance étant renforcée lorsque les instrumentations versent vers un mode mineur glacial (Opera House). A l'inverse, lorsque l'électricité revient – en respectant toujours l'imperturbable rythmique downtempo – c'est aux ballades du Velvet Underground que l'on pense (Apocalypse).


Si la production est impeccable, certains reprocheront à ce disque une certaine redondance. Impossible de contredire les détracteurs sur ce point. Quelques morceaux se ressemblent et un air de "déjà-vu" orne certaines compositions. Et alors ? Cigarettes After Sex est un album atmosphérique où, à l'instar d'un film de David Lynch, la monotonie des ambiances ralenties ne fait que renforcer le pouvoir de séduction de l'ensemble. En ce sens, les guitares aux effluves planants et lentes percussions permettent à l'auditeur de se fondre immédiatement dans cet environnement à la fois sensuel et abîmé. La force tranquille admet ses failles, et Cigarettes After Sex jongle avec ce paradoxe.

Chronique du : 26/08/2017 - par Elnorton
pour indierockmag.com



#2 RabbitInYourHeadlights

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    Poxvirus Lapinus

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Posté 26 August 2017 - 08:03

Effectivement pour moi ça été plutôt l'ennui passé une paire de titres... si bien qu'ils jouaient à Shanghai mercredi en plein désert de concerts indie pop/rock cet été et que j'y suis pas allé...



#3 elnorton

elnorton

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Posté 26 August 2017 - 19:09

Mince, j'aurais pas loupé cette opportunité :P



#4 cyrod

cyrod

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Posté 21 September 2017 - 17:44

J'apprécie l'esthétique sonore, mais le contenu me laisse de marbre. Trop inoffensif à mon goût.


couillon de la lune

#5 elnorton

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Posté 21 September 2017 - 18:56

C'est quelque chose que je comprends tout à fait. Vraiment. 

En tout cas, ce disque traverse les semaines et les mois par chez moi, sans que je ne m'en lasse. 






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