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[CHRONIQUE] Diagrams - Dorothy


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2 réponses à ce sujet

#1 Le Mag

Le Mag

    Indie Rock Fanatic

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  • Location:France

Posté 23 September 2017 - 16:49

1. Under The Graphite Sky
2. It's Only Light
3. I Tell Myself Voir la vidéo Diagrams - I Tell Myself
4. Everything
5. Motherboard
6. Crimson Leaves
7. Wild Grasses Voir la vidéo Diagrams - Wild Grasses
8. Winter River
9. Under The Graphite Sky (Poem)


Diagrams - Dorothy

Après être tombé sous le charme du recueil de poèmes Tall Woman Looking de Dorothy Trogdon, Sam Genders a fait de cette dernière sa muse, ajoutant aux mots – écrits pour l'occasion – de cette dernière une structure musicale qui constitue l'essence de son troisième album. Ce dernier succède au Black Light initial de 2012 et surtout au sommet Chromatics paru il y a deux ans, et tutoie peut-être plus que jamais la grâce et la beauté.

Loin de la grandiloquence dans laquelle s'est engouffré Tunng sur ses deux dernières sorties, Sam Genders parvient toujours à trouver le juste équilibre entre spleen dépouillé et mélodie mouvante. Pourtant, s'il a bien refermé le chapitre Tunng, le Londonien semble plus que jamais proche d'un Mike Lindsay avec lequel il fondait le combo en 2003. Après leur collaboration sur l'album homonyme d'un projet baptisé Throws dont la majesté était saluée dans nos colonnes, les artistes collaborent de nouveau.

En effet, si Dorothy est à considérer comme un disque de Diagrams à part entière, la production a été confiée – après une séance de mixage pour Throws – à Mike Lindsay et Kristofer Harris. Inévitablement, les références de Dorothy sont peu ou prou les mêmes que sur un Throws dominé par l'influence de Sam Genders.

Ainsi, Everything et ses arpèges mélodieux et onctueux n'est pas sans évoquer Nick Drake, les cordes de Wild Grasses font penser aux Tindersticks, une certaine emphase vocale en plus, tandis que les vents mélancoliques de Motherboard rappellent aussi bien Sufjan Stevens que Beirut. Tout sauf un hasard lorsque l'on sait que Kelly Pratt, musicien chez ces derniers mais également auprès d'Arcade Fire ou St Vincent, a assuré certaines parties sur ce disque.

Par ailleurs, les cuivres d'un Winter River contribuent à suspendre le temps. La clarté des percussions, le caractère soyeux des parties vocales et les essentielles respirations se mêlant à de subtiles harmonies font de ces neuf compositions cotonneuses l'une des plus riches collections de chansons de l'année.


Pour éviter le ronronnement, les stimulations, quelles qu'elles soient, sont essentielles. En s'appuyant sur les textes d'une nonagénaire américaine et en renouant depuis une paire d'années avec un vieux camarade, Sam Genders parvient à s'affranchir de toute routine. Ce qui était initialement un projet alternatif devient clairement la tête de gondole des travaux du londonien qui explore plus que jamais la clarté et la beauté apaisée.

Chronique du : 23/09/2017 - par Elnorton
pour indierockmag.com



#2 RabbitInYourHeadlights

RabbitInYourHeadlights

    Poxvirus Lapinus

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Posté 23 September 2017 - 17:39

Il faut que je me l'écoute celui-là !

#3 elnorton

elnorton

    Indie Rock Mag

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Posté 23 September 2017 - 18:10

Carrément, vu les références, ça pourrait/devrait te plaire.






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