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La Route du Rock - Edition 2005


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18 réponses à ce sujet

#1 Invités_RockamboL_*

Invités_RockamboL_*
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Posté 16 August 2005 - 15:23

15e édition de la Route du Rock - Live report du vendredi 12 août



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Vendredi 12 août, 16h44, le train quitte la gare de Rennes pour Saint-Malo. Les antiques pierres de la cité corsaire s’apprêtent à raisonner au son des guitares pour trois jours de rock’n’roll. Les cieux sont cléments cette année, la programmation alléchante. Tout semble réunit pour que cette 15e édition de la Route du Rock soit mémorable. Très vite la campagne défile par la fenêtre crasseuse du TER. Le train mugit, tremble de tous ses boulons et file à toute berzingue… Un bon 60 km/h qui laisse le temps d’admirer les charmes bucoliques du bocage breton : Montreuil-sur-Ile, Dol de Bretagne, la Gouesnière, autant de petites gares pittoresques qui fixent un peu le décor dans lequel nous allons vivre pendant trois jours : la campagne du Fort Saint-Père Marc-en-Poulet. Tout un programme !

Un type un peu louche s’assoie sur la banquette moleskine en face de la mienne et ouvre un ouvrage intriguant : L’ancien secret de la Fleur de vie. Un regard indiscret sur la 4e de couverture me révèle en médaillon la trombine de l’imposteur responsable du dit ouvrage, un barbu polonais en toge colorée… La Fleur de vie serait un modèle géométrique oublié, présidant à toutes les formes, vivantes ou non, qu’on rencontre sur la surface de notre planète, de la disposition des étoiles dans le ciel aux cours des rivières à travers les plaines verdoyantes... En gros, ce livre se propose, ni plus ni moins, de percer le mystère de la Genèse. L’étiquette du prix n’a rien de mystérieuse : 45 euro, pour ce qui n’est que le tome 2 d’une collection que j’imagine pléthorique. Amusé, mon esprit s’évade alors. Je pense aux Polyphonic Spree, chorale géniale d’une trentaine de membres, à la limite de la secte, et qui dimanche soir se propose de mettre le feu au Fort Saint-Père pour une élévation collective vers un nouvel âge de réminiscence richnouïenne.

« Saint-Malo, terminus de ce train. Les voyageurs sont priés de descendre du train et de veiller à ne rien y oublier. La SNCF espère que vous avait fait un agréable voyage. » Choper une navette et vite ! Dans une heure et demi environ, Art Brut plantera les premières banderilles. Et comme il n’est pas question que je monte ma cabane à 4h du matin, en pleine obscurité et pourquoi pas sous la pluie, il s’agit de ne pas traîner en route. Il est 18h40 quand la navette arrive enfin… Une heure qu’on trépigne d’impatience. Pour Art Brut ça s’annonce compromis. Peut-être aurais-je le droit au dernier quart d’heure du concert ? C’est sans compter sur nos amis de la maréchaussée. Alors qu’au loin le scintillement des voitures sous le soleil indique que le Fort n’est plus très loin, les douanes ordonnent au chauffeur de garer le car sur le bas-côté :
« Bonjour, nous allons procéder à un contrôle de stupéfiants et autres produits illicites. Alors que l’on soit bien d’accord, ce n’est pas dans un but de répression. Aussi nous allons demander à ceux d’entre-vous qui détiennent de tels produits de descendre du car et de nous les remettre, afin qu’ils puissent continuer la fête. Je vous laisse trente secondes après quoi on fait passer le chien. »

Cette dernière phrase me terrifie. J’imagine un molosse aux dents aiguisées comme des lames de rasoirs, dressé à bouffer du junkie… Trois chevelues descendent du car, un peu dégoûtés. On poirote un bon quart d’heure. Pendant ce temps, un autre bus blindé passe à côté du notre. Ils sont tous mort de rire, les poches peut-être bien pleines de tabac et de fines herbes. Le chef képi fait enfin remonter tout ce petit monde dans le car. « C’est bon, vous pouvez y aller ! » Le molosse était fatigué. Impossible de le faire monter renifler quoi que ce soit. Fou rire général. Et qui a l’air d’une truffe maintenant ? Peut-être que le clébard a eu un léger coup de pompe en reniflant de loin les effluves émanant de mes sandwichs au clacos. C’est rigolo de constater comme il est facile de tisser les liens avec son semblable en se moquant des hommes en uniforme. C’est loin d’être ma tasse de thé d’ordinaire mais je me fais ainsi un premier pote. On se retrouvera dans le Fort autour de quelques bières, c’est promis…

Un gigantesque nuage de poussières, en suspension au dessus d’une forêt de champignons multicolores révèle l’emplacement du camping. Nous ne sommes pas les premiers… Les douves du fort Saint-Père qui servaient les autres années de camping sont désormais fermées au public. Les pierres fatiguées menaceraient en effet de s’effondrer. Dommage pour l’atmosphère. Mais il ne doit pas être très agréable d’être réveillé en pleine nuit par la chute d’un bloc de granit. Pas question donc de jeter la pierre aux organisateurs. Le champ de patate fera l’affaire. Je jette mon sac et déballe à toute allure le contenu du sac de tente, mais déjà les premières notes raisonnent. Art Brut ouvre le festival et je n’entends que les basses. La précipitation me gagne. Une âpre lutte s’engage avec les arceaux de ma tente igloo. L’un s’ingénie à sortir de son logement quand je contrains son jumeau à bien vouloir y rentrer. La crise de nerf n’est pas loin. Une petite pensée pour les potes qui ont eu la bonne idée de ne pas pouvoir venir avant le samedi et qui me laissent seul aux prises avec cette tente récalcitrante. Et seul, c’est pire à monter qu’une étagère Ikéa. Après avoir sans doute rigolé de mon calvaire, mes voisins de camping me viennent en aide. En 5 petites minutes l’affaire est pliée. Yes ! Je vais pouvoir écouter un peu de musique ce soir finalement !

Pour Art Brut c’est mort. Le sésame en poche, un bracelet rose fluo autour du bras, je file vers la scène. Pendant le ballet des techniciens, je prends le temps de manger un morceau. Evitons le Kebab qui risque de devenir mon pain quotidien pour les repas à venir. Alamo Race Track monte sur scène sous des applaudissements nourris.

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Découverte totale pour moi, n’ayant jamais entendu un seul de leurs albums. Les guitares sont puissantes, le jeu de scène sobre. J’apprécie la voie du chanteur et je reconnais à certains morceaux des qualités certaines. Les rifs nerveux incitent à battre le sol nerveusement de la semelle. Et puis c’est le premier concert. Le corps n’est pas encore perclus de douleurs, les oreilles sont neuves. Bref tout incite à la clémence. Oui mais y’a des limites ! Le batteur, un rougeaud à la chevelure décolorée, oublie son instrument. Il se lance dans un jeu de mimiques inutiles, balançant sa tête dans tous les sens. Son faciès porcin transpire à grosses gouttes et ses lunettes n’arrêtent pas de glisser de son nez. Il les replace donc toutes les trente secondes avant de reprendre son mouvement de tête. Ouais mais bon, deux mains c’est souvent pas de trop pour jouer de la batterie. Ces petites anicroches ne passent pas totalement inaperçues et gâchent un peu mon plaisir, pour une performance cependant tout à fait correcte. La fin du concert est à 200 à l’heure, idéale pour annoncer The Wedding Present, le groupe que j’attends avec le plus d’impatience ce soir tant leur album Take Fountain m’a subjugué.

La foule se fait moins dense devant la scène pour s’agglutiner aux pompes à binouzes. Ma gorge desséchée attendra. J’accède tranquillement au premier rang. J’en profite pour essayer de reconnaître mes collègues du FIR. Sans trop d’espoir. Les indices sont maigres. Je ne connais de Mykeul que son visage barré par une paire de Ray Ban, de DTC Master Crew que le reflet que lui renvoient les cocottes minutes et de Strangelove que le débardeur vert décoré aux couleurs de Dyonisos, probable clin d’œil à l’édition précédente du festival, ainsi que le reflet bleu d'un oeil timidement caché derrière un appareil photo. La galerie photo d'Indierockforum est ma seule piste, autant dire que la tâche s’annonce ardue. Ne pouvant décemment pas trop fixer du regard tous les débardeurs verts que je croise (et ils furent nombreux !) sans passer pour un gros goujat, je me fais à l’idée que sans doute nous ne pourrons trinquer ensemble. Hélas !

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The Wedding Present entre sur scène avec les techniciens pour contrôler le branchement des instruments. Tout en simplicité. Petit salut aimable à la foule. Interstate 5 ouvre le concert. Les guitares rugissent. Les basses vibrent dans ma poitrine. Les yeux et les oreilles grands ouverts, je n’en rate pas une miette. Les jambes dénudées de la bassiste, entre une paire de bottes rouges et une jupe fendue me détournent par moment de ce pourquoi je suis venu. Mais mon attention est la plupart du temps braquée sur la performance de ces quadragénaires dont le come back, qui me permit de les découvrir, est définitivement une réussite. Mon attention est d’ailleurs un peu trop braquée sur la scène et pas assez sur mes voisins spectateurs. It’s for you durcit le ton avec ses lignes de basse terrifiantes. Le batteur cogne comme un sourd. David Gedge chante avec agressivité. La température monte soudain, et je me prends mon premier slameur sur la nuque… Un coup d’épaule, puis deux, un mouvement de foule me plaque contre la rambarde… Ok, j’ai compris, je prends un peu de recul pour pouvoir profiter dans de meilleures conditions de la fin du concert. Superbe.

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Encore tout émerveillé de ce que je viens d'entendre, je ne vois pas le temps passer et Yo La Tengo monte déjà sur scène. Le concert est tout simplement énorme. Découverte presque totale. Je me suis penché sur la discographie de ce groupe quelques jours avant. Autant dire que je suis loin d’être initié. Mais quelques minutes suffisent. Je suis conquis dés les premiers morceaux. Et si je crains une baisse de rythme alors que le groupe se lance dans une chorégraphie assez curieuse, la fin du concert enchaîne trois titres sans la moindre rupture. Débauche d’énergie colossale. Le petit brin de femme à la batterie me scotche littéralement sur place. Je ne suis pas près d’oublier l’enchaînement de ces deux concerts. Que va bien pouvoir faire Mercury Rev après ça pour ne pas se faire voler la vedette ? Le directeur du festival monte sur scène, comme pour rappeler que les stars de la soirée, c’est bien eux. Mais la barre vient d’être mise très haut. Je suis fan des albums de Mercury Rev. Deserter’s Song est pour moi l’un des tous meilleurs albums des années 90, et je ne suis pas choqué quand je rencontre quelqu’un qui me dit que pour lui c’est même le meilleur. Mais là ils vont avoir du pain sur la planche, et je redoute un peu ce concert tant attendu.

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Comment la musique sophistiquée, précieuse de Mercury Rev va-t-elle supporter la scène d’un festival ? Je ne les ai encore jamais vu en live et j’aborde cet Everest du rock indé avec un peu de crainte. Les diamants bruts que sont Hole et Opus 40 ne vont-ils pas se faire grossièrement tailler en pièce ce soir ? Les images psychédéliques se plaquent sur le grand drap blanc tendu derrière le groupe. Des atomes en mouvement, des poissons qui volent, des constellations d’étoiles, des chats albinos… Les membres rentrent un à un, tous sur leur 31. Souriant, chaleureux, ils saluent la foule qui le leurs rend bien. Jonathan Donahüe brandit un vin millésimé, s’en paye une dernière rasade et ouvre le concert avec un titre du nouvel album. Le public adhère et moi avec, mais je ne suis pas transporté dans la même hystérie que lors des deux heures précédentes. La magie opère cependant le temps de quelques morceaux inoubliable. Hole est magnifiquement interprété. Les musiciens sont tous excellents (même si la basse est un peu forte à mon goût, je n’entend pas beaucoup la guitare de Grasshopper). Le jeune batteur est particulièrement impressionnant, alternant puissance et subtilité avec une facilité insolente pour celui d’Alamo Race Track. Je me déplace un peu mais rien n’y fait. Le jeu de scène de Donahüe agace pas mal de monde autour de moi. Je les trouve un peu dur. On sent que Mercury Rev domine son sujet. Peut-être un peu trop justement. Au final, je retiens quand même une grande maîtrise. La musique qu’ils aiment jouer et celle qui passe bien en concert relèvent quasiment de deux concepts antinomiques. Le tour de force de la soirée est de les avoir fait cohabiter lors de quelques morceaux dont la force évocatrice m’a fait voyager bien loin du Fort Saint-Père. Petite contrariété : moi qui suis d'un naturel très patient, je commence déjà à craquer sous les assauts répétés des mecs bourrés qui te bousculent sans ménagement pour se faufiler devant. L'un d'entre eux a élu domicile juste derrière moi et beugle comme un veau à la recherche d'une partenaire de danse. Je n'entends plus le chanteur et lui demande donc de la fermer. Ce qu'il fait bien gentiment pour commencer à taper en rythme sur la musique sa tête pleine d'eau contre mes homoplates... Huuuu ! Huuuu ! Huuuu ! Côte d'alerte maximum atteinte ! Je lui fais comprendre qu'il serait dans son intérêt de se calmer et d'aller se trouver un autre punching ball. Son haleine confirme mes soupçons, il est complétement plein. Il se calme cependant. Je m'en veux un peu pour m'être emporté, après tout les festivals c'est aussi cette ambiance là, il faut accepter les règles du jeu, mais bordel c'était Mercury Rev là-bas ! Je n'aurais peut-être plus tant d'occasions que ça de les entendre.

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Mais la soirée est déjà excellente et il me reste encore à me régaler de The National. Le dos perclus de douleurs, les jambes lourdes, je vide une bière pour me redonner un peu de baume au cœur avant d’aborder la dernière heure de cette soirée musicale. Je lève un peu la tête, espérant apercevoir quelques étoiles filantes en cette chaude nuit d’été (un bon 12° celcius !). Le halo lumineux qui nimbe le fort ce soir interdit de les apercevoir au moins autant que les nuages qui, ici ou là, pointent le bout de leurs rondeurs. Les organisateurs ont promis une belle météo pour le week-end, faisons leur confiance ! Les New-Yorkais de The National rentrent sur scène. Ils ont tous une tête bien sympathique. Je me remets en mémoire les quelques morceaux d’Alligator que j’ai pu entendre, leur excellent album sorti cette année. Pas mal de monde a déjà quitté la place. Le public est moins nerveux et on peut profiter de la musique sans craindre de se recevoir la dock d’un anglais bourré sur le coin de la nuque. Concert merveilleux, malgré la fatigue. C’est décidé, dés que je peux, j’achète leur disque. Grande maîtrise musicale, grande sobriété. Ces types sympas jouent une musique intelligente. Ils clôturent de la plus belle des manières une soirée musicale exceptionnelle. Les suivantes n’arriveront pas à l’égaler malgré les pointures convoquées, mais ça je ne le sais pas encore…

#2 JohnSteed

JohnSteed

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Posté 16 August 2005 - 15:48

Je ne dirais rien: juste ceci :rock:
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#3 Invités_RockamboL_*

Invités_RockamboL_*
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Posté 16 August 2005 - 16:20

:merci: JohnSteed

Je m'attaque à la suite demain, et j'essaye de trouver un héberguer pour les vidéos de The Cure (pas terrib terrib mais c'est toujours ça).

#4 iansich

iansich

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Posté 16 August 2005 - 17:29

MAGNIFIQUE :yes:

:merci: Beaucoup pour ce live report digne d'une nouvelle :beer3:

#5 strangelove

strangelove

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Posté 16 August 2005 - 18:37

Magnifique Live Report RockamboL !! Bravo ! :yes:

Pour ma part je suis arrivée en début d'après midi vers 15h, à cinq tassés dans une saxo bleue, les sacs de couchages sur les genoux... mais largement le temps de monter le campement (constituer de deux tentes), d'avaler les lentilles-saussices et de visiter les lieux.. et notement de se lancer dans la recherche folle de la tente igloo Mc Kinley grise... triste bilan... on ne trouve sur le camping que des tentes Quechua à perte de vue ! Je comprends mieux pourquoi je n'avais aucun espoir maintenant... En plus je n'étais pas au courant pour la couleur du t-shirt alors... :(
Le festival à bien changer je trouve... Le camping trois jours dans le champs de patates, comme tu dis, inderdiction au réchau dans le camping, la fin de la bonne bouffe avec les tables par derrière dans le fort, le stand coca avec la mini scène hyper naze et le monopole de la Kro... sans compter l'augmentation des tickets bouffe/boisson (me semble-t-il, non ?)... enfin l'ambiance reste tout de même très sympathique et la musique de très bonne qualité, pas de regrets bien au contraire...

J'ai pu suivre le concert de Art Brut dans son intégralité... ce qui ne m'a vraiment emballé... le chanteur : un anglais avec une chemise rose et une mèche rebelle qui parlait plutôt que de chanter et mimait toutes ses paroles d'une façon ridicule... pas trop ma tasse de thé. J'ai préféré me diriger vers le stand dédicaces pour remporté avec moi quelques lettres griffonnées des frères Dessner et aussi du batteur et guitariste de The National (domage... je n'ai pas eu la griffe du violoniste qui n'était pas là). A noté que les deux frères ont exactement les même yeux... c'est incroyable ! Et quels beaux yeux ! .......à croquer ! :wub:
Ensuite je reviens pour Alamo Race Track que j'ai beaucoup apprécié par contre ! Je n'ai pas fait attention au batteur... il est possible que j'ai passé une bonne partie du concert les yeux fermés !
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Je profite de la pause pour aller manger, mais le succès des galettes saussices me fait loupé le début des Wedding Present. Je regarderais donc le concert plus près de la régi que de la scène, concert magnifique pourtant...
Mercury Rev... Je les ai vu à Art Rock début juin... j'avais déjà apprécier le concert ! Celui ci sera semblablement le même avec les mêmes images et textes en fond... Le son peut-être meilleur à St père, l'ordre des titres différents et surtout la touche de scie musicale très sympathique à laquelle st brieuc n'avait pas eu droit. concert très beau, Donahüe déploit ses ailes et nous fait encore l'oiseau... on frissonne toujours autant sur Holes et Tonite It Shows... pas mécontente de les revoir !
Place ensuite à The National, concert que j'attendais avec beaucoup d'impatience... oui, après avoir écouté et réécouté tous les albums ainsi que la Black Session de fin janvier qui était superbe, je ne pouvais qu'être impatiente... pas de déceptions, oh non ! Je suis tout à fait de ton avis RockamboL, concert très pro, merveilleux !
On finit quand-même par être fatigué... et puis le sol est dur dans la tente qui nous attend et le soleil tape fort le matin... dure dure d'être une routarde ! :huh:

Voilà... je metterais mes commentaires pour les autres jours dans les autres posts... Je t'attends RockamboL !!!

=> pas mal de photos des concerts sont disponibles sur volubilis.net...

Modifié par strangelove, 16 August 2005 - 18:55.

Notre père qui êtes aux cieux, restez-y. Et nous nous resterons sur la terre qui est quelquefois si jolie. Jacques Prévert

#6 darko

darko

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Posté 16 August 2005 - 18:50

:merci: aux chanceux de St Malo qui nous font partager ces moments.

Vraiment que des groupes que j'aurai voulu voir (et évidemment entendre) :bye: ...
Get off, get up, you son of pop
The light below is bright on top
It's suds and soda a vibe decoder

All my Gigs (2000-2014) ...

#7 Invités_RockamboL_*

Invités_RockamboL_*
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Posté 16 August 2005 - 19:37

Il faudra viendre l'année prochaine Darko ! :)

merci strangelove... j'me sens un peu coupable de t'avoir fait déambuler dans le camping à la recherche d'une tente grise (dans mon souvenir) mais qui en réalité était bleue :P

Et puis j'ai fui le camping 3 jours pour le camping 1 jour, qui en réalité était peuplé de gens dotés du pass aussi, et où y'avait des réchauds :zut:

Chouette live report strangelove , j'avais oublié la scie et l'oiseau pdt Mercury Rev !! ! :yes: on s'attaque à la suite demain !

#8 masto

masto

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Posté 16 August 2005 - 19:37

:merci: Rockambol et Strangelove ! C'est sympa de nous faire partager ces moments là !
The world won't listen

#9 Tom dans la lune

Tom dans la lune

    Visiteur régulier

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Posté 17 August 2005 - 04:09

merci de vos reports vraiment sympa.
Cela fout encore plus les boules de ne pas avoir put y aller encore cette année.

:merci: à nos 2 reportaires

#10 DTC Master Crew

DTC Master Crew

    Indie Rock Fanatic

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Posté 17 August 2005 - 09:28

Bon, alors il faut que je donne ma version des faits. Pour ma part je suis arrivé également vers 15h. Le temps de monter notre tente et zou direction le palais du grand large pour récupérer le pass collection et assister au moins à un bout de concert. Nous arrivons donc pour le début du set de Animal Collective. J'avoue ne pas comprendre le buzz autour de ce groupe. Les live reports assurent que ce groupe est passionnant. Bah…., je ne suis pas particulièrement convaincu. Dans l'esprit, on n'est pas très loin des Liars en moins bien. Bien sur on peut leur reconnaître une certaine originalité.

Enfin bon passons, direction le fort Saint-Père, parce que c'est l'heure de l'apéro ! Aussi tôt dit aussi tôt fait, nous voilà déjà dans les starting blocs pour le début du concert de Art Brut. Concernant ces derniers, je suis plus indulgent que Strange Love. J'ai toujours eu un faible pour les petits groupes de branleurs anglais. Les petits gars sont affûtés comme des crayons. L'apéro se passe donc dans une ambiance conviviale.

Je passe relativement vite sur Alamo Race Track. A posteriori, je regrette de ne pas avoir écouté plus attentivement, il m'a semblé entendre des choses pas si mal que ça sur la fin du set, tant pis. Arrive Wedding Present qui ne me fait malheureusement pas grand effet. Déjà sur disque, ça ne passait pas et sur scène, et bien... c'est le même effet. Je m'endors, de sorte que je suis tout mou lorsque débute le concert de Yo la Tengo. Le fait est que j'ai déjà eu l'occasion de voir Yo la Tengo au Nouveau Casino l'an dernier et que le concert était fabuleux. Aussi, je suis un brin déçu (et toujours aussi endormi) en voyant leur prestation. Bon, c'est pas grave, histoire de faire passer le temps et de me réveiller je décide d'aller aux toilettes. Là, surprise, lorsque je reviens, Yo La Tengo est en train d'improviser une chorégraphie avec relaxation des poignets. Je ne sais pas ce qui se passe à partir de cet instant. Est-ce la relaxation des poignets qui est efficace ou le fait que je sois allé aux toilettes mais les morceaux deviennent énormes, terriblement accrocheurs. Voila, un premier grand moment de bonheur de la Route du Rock 2005. Après tant d'émotions et une petite mousse, voici Mercury Rev qui approche et là... c'est l'horreur. Je ne supporte pas le chanteur. C'est mou, j'ai besoin de me défouler malheureusement, je ne crois pas que ce sera pour ce soir. J'abandonne le navire.
Ce superbe avatar a été dessiné par Guibbaud. Il est tiré d'une magnifique bd intitulée Plein d'histoires de Tutut (Editions Les Requins Marteaux, 2001)

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#11 strangelove

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Posté 17 August 2005 - 09:31

merci strangelove... j'me sens un peu coupable de t'avoir fait déambuler dans le camping à la recherche d'une tente grise (dans mon souvenir) mais qui en réalité était bleue  :P

Et puis j'ai fui le camping 3 jours pour le camping 1 jour, qui en réalité était peuplé de gens dotés du pass aussi, et où y'avait des réchauds  :zut:

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:angry: :angry: grr
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#12 DTC Master Crew

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Posté 17 August 2005 - 09:33

merci strangelove... j'me sens un peu coupable de t'avoir fait déambuler dans le camping à la recherche d'une tente grise (dans mon souvenir) mais qui en réalité était bleue  :P

Et puis j'ai fui le camping 3 jours pour le camping 1 jour, qui en réalité était peuplé de gens dotés du pass aussi, et où y'avait des réchauds  :zut:

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:angry: :angry: grr

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ah bah bravo... :P
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#13 strangelove

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Posté 17 August 2005 - 09:38

Je m'endors, de sorte que je suis tout mou lorsque débute le concert de Yo la Tengo. Le fait est que j'ai déjà eu l'occasion de voir Yo la Tengo au Nouveau Casino l'an dernier et que le concert était fabuleux. Aussi, je suis un brin déçu (et toujours aussi endormi) en voyant leur prestation. Bon, c'est pas grave, histoire de faire passer le temps et de me réveiller je décide d'aller aux toilettes. Là, surprise,  lorsque je reviens,  Yo La Tengo est en train d'improviser une chorégraphie avec relaxation des poignets. Je ne sais pas ce qui se passe à partir de cet instant. Est-ce la relaxation des poignets qui est efficace ou le fait que je sois allé aux toilettes mais les morceaux deviennent énormes, terriblement accrocheurs. Voila, un premier grand moment de bonheur de la Route du Rock 2005.

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J'ai trouvé aussi qu'il y avait trop de graves sur les deux premiers morceaux et on entendait à peine la voix...

Après tant d'émotions et une petite mousse, voici Mercury Rev qui approche et là... c'est l'horreur. Je ne supporte pas le chanteur. C'est mou, j'ai besoin de me défouler malheureusement, je ne crois pas que ce sera pour ce soir. J'abandonne le navire.

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Bah dit donc... t'es plutôt difficile comme bonhomme !! Louper en plus la cerise sur le gateau : The National ! Ralala... :oops:
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#14 DTC Master Crew

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Posté 17 August 2005 - 09:43

Bah dit donc... t'es plutôt difficile comme bonhomme !! Louper en plus la cerise sur le gateau : The National ! Ralala... :oops:

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non je crois surtout que j'avais besoin de faire un bon pétage de plomb après une grosse semaine de boulot et que Mercury Rev ne correspondait pas du tout à mes envies. :wacko:
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#15 Invités_RockamboL_*

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Posté 17 August 2005 - 10:35

Live report – soirée du samedi



Quelques pierres pointues ainsi que les ronflements de mes voisins me rendent la nuit difficile, mais j’arrive à dormir environ 6 heures et à attaquer la journée du samedi en pleine forme. Il est 10h passées lorsque j’émerge ! La journée est déjà bien entamée et il est temps pour moi de me remuer un peu. Petit dej sur le pouce, brin de toilette, coup de fil des potes : « ouais on arrive dans l’après-midi sur Saint-Malo, vers 16h. » Impeccable, ça me laisse le temps de fouiner aux abords de la scène pour écouter The Cure, qui sera la principale attraction de la soirée, accorder ses instruments. Je m’assoie sous l’unique arbre du Fort, et écoute religieusement Robert Smith et ses techniciens préparer le show de ce soir. J’ose engager la conversation avec la demoiselle assise à côté de moi, une anglaise venue exprès de Leeds pour The Cure. Les fans arrivent : des clones de Robert Smith envahissent peu à peu le Fort et prennent d’assaut les barrières métalliques, espérant glaner quelques images volées de leur idole. Ma voisine et moi sourions à la vue de cette rangé de touffe de cheveux perchées sur des chaussures à semelles compensées. Je n'ose imaginer ce qu'un bon orage d'été pourrait causer comme désastre capilaire s'il venait à éclater ce soir. Le temps n'est pas si clément que ça et les nuages sont déjà menaçants.

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Mon ventre crie famine. Bientôt, l’anglaise ne va plus réussir à distinguer la voie de Robert Smith des étranglements de mon estomac. Il faut agir : premier Kebab du festival. Et puis vient l’heure de se mettre en route. Je lui souhaite un bon concert et me met en quête d’une navette. Une foule impressionnante est amassée sur le bords de la route. Les places dans le bus vont être chers. Mais je n’ai pas envie de me battre. J’essaye de me positionner au mieux, pensant que le bus s’arrêtera environ à ma hauteur. Des petits malins le bloquent au milieu de la route une dizaine de mètres en amont. Une marée humaine me submerge et manque de me piétiner. Consternation face à ce spectacle affligeant : les gens se battent littéralement pour pouvoir rentrer dans le bus. Pas grave, je prendrais la prochaine. Une heure d’attente qui me permette d’engager la conversation avec une bénévole de Saint-Malo. Bénévole… c’est peut-être un truc auquel il faudra que je songe pour l’année prochaine tiens ! Bref le voyage est agréable, on échange quelques impressions sur la soirée de la veille, sur celle à venir, elle me raconte son voyage humanitaire au Mali, je lui raconte mon voyage pas humanitaire du tout dans les Alpes, et nous voilà déjà plongés dans Saint-Malo. A ce soir pour le concert, on essayera de se retrouver... (encore et toujours cette même naïveté) A un distributeur, je croise un pote de fac : « Alors comme ça on fait la première page de Ouest-France ? » me lance-t-il. Hein ? Qui ? Où ? Ah ba oui tiens… je découvre ma tête au premier rang des spectateurs sur une photo en page 10 de l’édition du week-end. Je le remercie et m’empresse, bien entendu, d’en acheter un exemplaire.

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Direction la gare où m’attendent mes potes ? « Allo Guillaume ? Ouais en fait on a loupé le train, on ne va pas être là avant une heure ou deux. » Scrogneugneu de scrogneugneu ! Je me carapate vers la plage pour y voir la fin du concert de Sébastien Schüller. J’arrive au moment où Christopher O’Riley dépose son grand piano à queue et s’apprête à y décliner le répertoire de Radiohead. Le concept est séduisant mais se révèle au final assez fumeux. Il est assez difficile d’y reconnaître du Radiohead la plupart du temps. Karma Police est massacré. Je détourne un peu le regard de la scène pour me tourner vers le large. J’observe la tombe de Chateaubriand là-bas sur son île et me demande ce qu’il peut bien penser de tout ça. Je contemple la mer et à cet instant, la musique qui me parvient jusqu’aux oreilles me parait déjà bien meilleur. Je ne cherche plus du tout à y reconnaître du Radiohead. Je me laisse bercer dans ce cadre hors du commun, la plage du sillon, les pieds dans l’eau et les cheveux au vent. Finalement c'est quand même pas si mal ! Les retrouvailles avec les potes et la frangine interviennent enfin, mais vue l'heure à laquelle ils arrivent, le concert de The Organ est compromis. Argggggg ! je presse un peu le mouvement, ils profiteront de Saint-Malo demain, là y'a urgence. Arrivée au Fort, le temps qu'on monte la deuxième tente, qu'on déballe les affaires... le concert de The Organ s'achève. Grosse déception de ces trois jours, j'ai râté les Candiennes. Il ne me reste plus qu'à acheter leur cd pour me consoler un peu de ce petit couac.

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La soirée du samedi commence donc pour moi avec le concert de Colder. Les premiers morceaux se laissent écouter mais sont loin de nous transporter. Et comme ça fait un petit moment qu'on ne s'était pas vu, mes potes et moi préférons délaisser la scène pour aller fêter nos retrouvailles autour de quelques bières. On jette une oreille distraite de temps en temps mais Colder ne sera définitivement pas LE concert du week-end. Prestation un peu fallote, musique peu attachante. Bref, pas trop mon style. Pourtant la foule se masse déjà aux abords de la scène. Les places sont chers ce soir. Pour la première fois de son histoire, le Fort Saint-Père affiche complet. Yannick l'a appris à ses dépends dans l'après-midi hélas, n'ayant pu trouver de place. Il nous rejoindra demain.

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The Raveonnettes montent sur scène et la température monte d'un cran. Grande clameur de la foule. Un son très lourd, des guitares saturées, une batteur cognant comme un sourd : voilà la recette gagnante de la soirée. Concert haut en couleur. Les classiques des années 50-60 passées au broyeur. Le numéro est impressionnant. Je n'attendais pas grand chose de ce concert mais je sais qu'il restera dors-et-déjà comme l'un des meilleurs selon moi du week-end (à ce stade là je n'avais pas encore écouté les Polyphonic Spree...). Je ne sais pas si c'est le fait d'avoir enfin retrouver des copains, mais je me prend à sautiller sur certains titres en leur compagnie à agiter les bras en rythme. La retenue des autres soirs m'abbandonne, je hurle, je bondis. The Raveonnettes chauffent au fer blanc un public électrique, ravi d'un hors d'oeuvre pareil avant la pointure de la soirée, 2h30 de The Cure.

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Unique concert en France d'un groupe qui a limité sa tournée mondiale à quelques dates seulement : on comprend un peu mieux pourquoi le Fort est plein à craquer ce soir. Je n'ai jamais été fan de The Cure. Mais ce que j'en ai entendu ne m'a jamais rebuté et j'apprécie la valeur d'un groupe qui a su marquer son époque avec quelques albums imparables et des titres définitivement rentrés au panthéon du rock. Disons que je suis tout ça quand même d'assez loin, bien que la réédition récente de leurs albums en édition deluxe m'a tenté plus d'une fois. D'ailleurs en ce samedi soir, l'excitation est à son comble et j'ai la sensation que dans quelques minutes, c'est un véritable mythe que je vais voir sur scène devant moi. J'en attend beaucoup. Le début du concert installe un petit rond rond tranquil. Début prometteur. Robert Smith place tranquillement leur musique, avec sobriété, évitant cependant les sentiers sans doute trop harpantés, ne jouant pas les plus connus de leurs morceaux d'entrée.
Il faut attendre Night like this pour qu'enfin mon oreille reconnaisse un tube familier.

Vidéo 12 mo : Night Like This

La mine réjouie, j'essaye sur la pointe des pieds d'appercevoir Robert Smith. La bière après les Raveonettes m'a éloigné de la scène, impossible de se raprocher sans déranger tout le monde. L'écran géant n'est pas bien loin. Peu à peu, je me sens gagné par l'engourdissement, voir la lassitude. J'ai le sentiment d'assister à un concert qui refuse de démarrer. Je patiente. Un peu de respect pour les mythes, surtout quand les mythes acceptent de jouer 2h30... Et si c'était ça justement le problème ? Deux heures trentes, c'est long. Je finis même par trouver le set un peu chiant. Constat terrible : je suis devant The Cure, légende vivante de la New Wave, et je me fais chier. Boys don't cry me redonne un peu d'énergie mais je suis globalement un peu déçu par ce concert qui, s'il ne remet pas en cause la prestation du groupe, manquait cruellement d'énergie. Seuls les fans y ont trouvé leur compte.

Vidéo 12 mo : Boys don't cry

La grande majorité s'est sentie un peu à l'écart de la fête sur la majorité des titres. Mais merci quand même à The Cure. C'est pas rien de les avoir vu sur scène. J'ai le sentiment d'avoir ratrappé une époque musicale que mon jeune âge dans les années 80 m'avait empêché de vivre en direct.

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!!! rentre sur scène et sort de sa léthargie le Fort Saint-Père. débauche d'énergie, musique électrique, funky, ils mettent littéralement le feu. Le chanteur dont je n'ai que peu entendu la voie durant le concert multiplie les sauts, les galipettes, rechigne cependant à sauter dans le public, là où le chanteur de Dyonisos s'était jetté avec élan il y a un an. Bref, ce coktail détonnant semble réjouir le Fort qui en a enfin pour son compte et peu sauter partout. Moi, je reste cependant un peu à l'écart. Ce grand show tient limite de la cacophonie. Certe, les jeux de percussions sont impressionnant, mais ça part trop dans tous les sens à mon goût. Et ce chanteur qui gesticule et ne sait pas chanter, s'il me fait bien marer, n'en reste pas moins un amuseur, un agitateur public avant d'être un chanteur. bref, !!! est un groupe taillé pour la scène. Leur concert festif reste un très bon moment. Mais musicalement parlant, c'est rédibitoire : il faut vraiment qu'ils soient programmé après The Cure dans un festival pour que j'accepte de les voir. Je suis vidé. Mes camarades aussi. On sombre rapidement dans un sommeil profond, malgré le bourdonnement environnant. Deuxième soirée finalement un peu décevante quand même : j'ai pas été foutu d'arriver à l'heure pour The Organ et j'attendais sans doute un peu trop de The Cure. Je plaide coupable.




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