
Le disque se fait happer par la machine, pendant que je me demande pourquoi j’écris sur le rock ma seule, ma primitive passion. Ne serais-je qu’un musicien frustré comme le semble le penser mes amis, qui m’encouragent plutôt a prendre d’avantage les armes (la basse de préférence...) au lieu de me triturer l’esprit à analyser tous ces groupes. Et après tout c’est sans doute le meilleur choix possible. Car en arrêtant 30 secondes ces écrits masturbatoires pour me remettre en question, qui en a quelque chose a carrer de ce que je pense de tel ou tel disque? Qui cela peut-il intéresser de savoir que pour ma part le nouvel album des libs est un chef-d'œuvre historique, une réussite totale, un véritable miracle? Ma copine me dira que c’est super, mes parents trouveront cela amusant mais me conseilleront d’aller plutôt bosser mon droit civil? A quoi cela sert-il?
J’aime le rock. Je veux vous faire partager ma passion, même de façon maladroite, je veux pouvoir parler de moi en même temps que je parle de musique, c’est stupide mais cela ma fait du bien. Je souhaite que ma vie appartienne aux 2 choses qui me sont le plus chers: Ma copine et ma musique. Je ne souhaite qu’être le media de cette seconde, tout en préservant mon jugement perso.
Ce genre de pensée chers amis, je l’ai eu dès que j’ai entendu les libs, peut-être pas la première fois, mais pas loin, et que j’eu fini de lire mon Newcomer avec le groupe en couv’ en décembre 2002. Autant dire que si à la lecture de mes écrits vous avez envie de taper quelqu’un ce sera moi certes, mais il ne faudra pas oublier Doherty, Barât et l’équipe du magasine cité ci-dessus.
Et si j’écris finalement tout cela c’est justement que leur 2ème album viens de me rappeler. Quand des chansons touchent ainsi à l’essentiel, on se souvient vite de pourquoi on couche tout ça sur papier (même virtuel). On veut vivre intensément et que ce groupe nous aide à y parvenir. Ce groupe croit tellement en ses chansons qu’il les joue live, tant pis si ça crie trop fort dans le micro, au moins il y en un supplement d’âme. Mick Jones a depuis UP THE BRACKET bien su en tirer parti. Certes c’est moins propre que quand Butler s’y colle (les singles what a waster et don(t look back into the Sun), mais lord que tout cela transpire!!
Il faut imaginer des guitares qui font tourbillonner dans tous les sens leurs mélodies captivantes, resplendissantes et typically british, qui tiennent en place grâce a un batteur hallucinant qui semble être le seul à savoir ou tout cela va. Là ou Television ou les strokes jouent ultra-serrés et précis, les libs réalisent le miracle de jouer serré et bordelique. C’est ici le fameux feeling gitan qui permet au groupe de ne pas (trop) s’égarer? Les guitares se complètent aussi bien que chez les only-ones (dont ils reprennent souvent le another girl, another planet).
Voilà pour l’aspect général de l’album, voyons ce que donne les chansons: logiquement elles sont tour à tour aussi violentes, denses, belles et chaotiques que la vie.
“Can’t stand me now”, meilleur single d’office avec C’mon C’mon, dont les guitares s’entremêlent de la façon la plus doucement chaotique. D’abord doux le morceau finit en s’accélérant comme pour représenter les 2 compères qui foncent droit dans le mur, ou leur amitié se transformant en une sorte de haine mêlé d’admiration. La suite comme à son habitude est une sorte de best of de 60 ans de musique, anglaise pour la plupart.
Autre moment fort du disque (même si ils le sont tous , il faut bien faire un choix) the man that would be king, réponse à Tell to the King , un mélange de valse e t de punk enivrant, aux paroles qui pourrait faire office de lettre d’adieu le jour ou pete y passera.
I lived my dreaams today as i lived it yestreday, and i'll be living yours tomorrow don(t look at me that way
Mails les libs ne vivent pas que dans les rêves et laforcement triste réalité frappe parfois aussi: le mensonge, la trahison et tous les désagréments que tout homme a connu pour peu qu’il ait eu le courage de tisser des relations avec ses congénères. Le single donc, mais aussi the saga qui aborde les problèmes que cause la drogue de Peter” eh les filles je suis un poète maudit” Doherty sur ses relation avec son entourage:
[B]a problem, becomes a problem
when you lie to your friend
when you lie to the people
and you lie to your yourself
suivi après d'un terrifiant i dig my grave [/B]
et en finitude le prochain single “what will became of the likely lads” qui pose un regard distant sur toutes ces fameuses histoires qui font les choux-gras du NME. Les 2 lads concluent en queue de poisson sur l’avenir du groupe: on ne le saura jamais!-sous entendu Peter va crever avant ?- étrange
Cependant l’histoire reste belle et le souvenir de jour meilleur empêche le groupe de se saborder. On se souvient on se rappelle sur des musiques que des punks joueraient dans des cabarets (music when the lights go out; what katie did et France en plage cachée.
Les thèmes abordés ne se résument pourtant pas à leur simple relation, l’ambition des libs au delà d’écrire le meilleur morceau possible, étaient de rendre les gens créatifs et actifs. Ainsi ils nous entraînaient à partager le rêve arcadien, de ne pas nous enfermer dans l’horrible monde vers lequel on nous a toujours conduit, nous avons tous notre place dans le livre d’Albion, à condition de ne pas être timide, de ne pas laisser la marée de nos âmes noyer nos nuits et inonder nos jours (don’t be shy), que si nous sommes fatigués de juste tourner en rond chopons une guitare et balansont une toile de son (ha ha wall), ne pas croire que Arbeit March Frei comme le dise les nazis et les patrons delocalisateurs, de casser les castes que le communautarisme à créer( campaign of hate) et de la suivre sur la road to ruin, le chemin que eux ont choisi pou réaliser leur rêves.
Difficile de croire que ces jeunes gens qui nous conseille d’appliquer cela, en sont arrivés à se mettre dans une telle pagaille.
On peut alors penser que la tristesse durera toujours (Van Goth avant de mourir), soit aussi longtemps que leurs chansons resteront gravées dans la tête de tous les écorchés vifs.
“ The libertines est le pacte ultime que j’ai passé avec Carl” disait il y a 2ans Doherty, pourvu qu’il tienne
the arcadian dream has fallen trough,
but the albion sails on course










