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Vienne a des vues sur le Jazz


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31 réponses à ce sujet

#1 Le Mag

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Posté 01 May 2009 - 18:29

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"La programmation et la billetterie sont en ligne", proclame depuis quelques semaines le site officiel du festival Jazz à Vienne.

Comme l'an dernier, une poignée de têtes d'affiche devraient monopoliser les regards au Théâtre Antique : tout d'abord, en point d'orgue jeudi 9 juillet, l'héritier du classic jazz Wynton Marsalis (notre photo), souvent raillé à tort pour son soi-disant "académisme réactionnaire" par des critiques sans doute hermétiques à l'ampleur et la subtilité de ses compositions et arrangements pour orchestre (ici c'est un big band, le Lincoln Center Jazz Orchestra, qui sera de la partie comme pour la reprise du Giant Steps de John Coltrane en vidéo ci-dessous - Wynton est en bas à droite, successivement au saxo et à la clarinette), son ancien poulain le trompettiste Roy Hargrove le 2 juillet pour une carte blanche qui verra se succéder le rappeur MC Solaar et la chanteuse italienne Roberta Gambarini, les trois bassistes Stanley Clarke, Marcus Miller et Victor Wooten - venus défendre les compos inégales et parfois un peu datées mais attachantes de leur album Thunder, revival d'exploitation 80's paru en août dernier - le 5 pour un soirée de fusions funk/jazz en compagnie du guitariste new-yorkais Raul Midón, l'ex ministre Gilberto Gil le 3 pour une soirée brésilienne avec le Trio Esperança, tandis qu'une soirée africaine en ouverture le 27 juin verra se côtoyer la star Youssou N'Dour et le génial claviériste malien Cheick Tidiane Seck qui pour sa part rencontrera à cette occasion le pianiste vétéran Hank Jones.

Autre pianiste de renom, Martial Solal aura également sa carte blanche le 30 juin qui verra là encore la participation d'Hank Jones (90 ans au compteur !) mais également de l'Orchestre Symphonique de l'Opéra de Lyon, des soirées rendront hommage à Nina Simone (avec notamment Dianne Reeves et Angélique Kidjo le 8 juillet), Duke Ellington (sous l'angle étonnant du gospel et de la musique sacrée le 28 juin) et même à la prêtresse folk Joni Mitchell (la soirée pop du festival avec Yaël Naim et Seal le 6 juillet), et une Nuit du Blues le 4 juillet avec notamment Joe Louis Walker et Lucky Peterson précèdera une incursion de Barbara Hendricks dans ce même univers musical le 7 avec quelques-uns des standards revisités par la cantatrice sur son dernier album.

Mais le grand moment du festival cette année sera sans nul doute sa soirée de clôture le vendredi 10 juillet avec une Jazz Mix Night qui verra défiler - excusez du peu - l'impressionnant Anthony Joseph et son Spasm Band avec Othello Molineaux et Joseph Bowie en guests, Seun Kuti accompagné comme toujours de l'orchestre afro-beat de feu son père Fela, Egypt 80, et d'un invité exceptionnel en la personne du saxophoniste francophile Archie Shepp, le mythique vibraphoniste Roy Ayers, père de l'acid-jazz sacré "musicien le plus samplé du monde après James Brown", et son ami le pianiste jazz-funk Don Blackman (ex Funkadelic et Parliament), le Sun Ra Arkestra mené par le saxophoniste Marshall Allen pour une relecture des visions cosmiques de l'auteur d' Atlantis, et pour terminer le quartette de notre pointure nationale Erik Truffaz qui conviera à nouveau Christophe au micro, deux ans après son passionnant Arkhangelsk.

Enfin, pour ceux qui aiment les chemins de traverse, n'oubliez pas de jeter un oeil aux programmations du Club de Minuit, de la Scène de Cybèle ou du JazzMix surtout avec la rencontre de Daedalus et du jazz band contemporain Kneebody le 9 juillet ou encore Jazzanova en live le 4, vous pourriez y faire de bien belles découvertes...

News du : 1er/05/2009 - par RabbitInYourHeadlights
pour indierockmag.com


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#2 Invités_adrien49_*

Invités_adrien49_*
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Posté 01 May 2009 - 18:40

Comme toujours une excellente prog avec des bons classiques (Marsalis, toujours brillant sur scène, bien que très inégal en studio) et des jeunes pousses fantastiques (Anthony Joseph :wub: )

#3 Polly

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Posté 01 May 2009 - 19:22

Ah oui, on a du lourd cette année :P ... une programmation très allachante: du jazz, du blues, de la soul, de la musique africaine, bresilienne aussi et pleins d'autres trucs encore.... c'est le pied :yes:
et puis là tu te dis c'est cool, j'habite pas très loin... il me semble que tous les critères sont réunis pr me faire au moins une soirée :peace:

#4 RabbitInYourHeadlights

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Posté 01 May 2009 - 21:41

il me semble que tous les critères sont réunis pr me faire au moins une soirée :peace:


Pareil. :peace: Je pense y être au moins le 10 juillet, et pour le 9 le plus difficile sera de choisir entre Daedelus et Wynton Marsalis... :oops:

#5 RabbitInYourHeadlights

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Posté 14 May 2009 - 22:00

40 minutes du concert donné par Antony Joseph et son Spasm Band à l'Olympic de Nantes le 28 avril dernier à visionner ici. ;)

#6 Invités_adrien49_*

Invités_adrien49_*
  • Invité

Posté 14 May 2009 - 23:04

40 minutes du concert donné par Antony Joseph et son Spasm Band à l'Olympic de Nantes le 28 avril dernier à visionner ici. ;)

Cool :yes:

#7 Polly

Polly

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Posté 02 July 2009 - 08:03

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#8 Invités_rosebud_*

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Posté 02 July 2009 - 11:23

Comme toujours une excellente prog avec des bons classiques (Marsalis, toujours brillant sur scène, bien que très inégal en studio) et des jeunes pousses fantastiques (Anthony Joseph :wub: )

ce festival, qui n'a de jazz plus que le nom, est globalement une catastrophe : les sempiternels même musiciens qui revienennt d'année en année, une programmation frileuse qui nie des pans entiers du jazz contemporain, le tout mainstream de plus en plus marqué.. avec ce sommet, la présence de Seal, qui en dit long !

La nuit du 10 juillet est assurément une des plus alléchantes ; W. Marsalis tout à fait dispensable, sur scène avec The Lincoln Center ça sent le passéisme à plein nez, et sur disque le plus souvent... <_<

#9 RabbitInYourHeadlights

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Posté 02 July 2009 - 22:55


Comme toujours une excellente prog avec des bons classiques (Marsalis, toujours brillant sur scène, bien que très inégal en studio) et des jeunes pousses fantastiques (Anthony Joseph :wub: )

ce festival, qui n'a de jazz plus que le nom, est globalement une catastrophe : les sempiternels même musiciens qui revienennt d'année en année, une programmation frileuse qui nie des pans entiers du jazz contemporain, le tout mainstream de plus en plus marqué.. avec ce sommet, la présence de Seal, qui en dit long !


Moui un peu facile de prendre cet exemple tout de même assez extrême, et par ailleurs tout à fait assumé puisqu'il s'agit d'une soirée "pop". ;) Pour ma part je trouve ce festival un peu trop axé ""world" certes, mais rien que cette année, avec des musiciens du calibre de Daedelus, Jazzanova, Kneebody, Anthony Joseph, Seun Kuti (sans mentionner trop d'habitués tels qu'Eric Truffaz), le jazz contemporain tout autant que les musiques actuelles influencées par le genre ne sont pas si mal représentés je trouve. :rolleyes:

La nuit du 10 juillet est assurément une des plus alléchantes ; W. Marsalis tout à fait dispensable, sur scène avec The Lincoln Center ça sent le passéisme à plein nez, et sur disque le plus souvent... <_<


Bah sans remonter à des classiques tout sauf classiques justement tels que Black Codes (From The Underground) as-tu pris la peine d'écouter son From the Plantation to the Penitentiary de 2007 ? Parce que si ça c'est du passéisme, eh ben mon vieux... :zut: (par contre avec le choix de se produire en big band je te comprends, et d'autant plus que son dernier opus He And She est une sorte d'allégorie de l'histoire du jazz, et donc forcément académique par moments même s'il s'agit davantage d'un voyage nostalgique que d'autre chose)

#10 Invités_rosebud_*

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Posté 03 July 2009 - 15:40



Comme toujours une excellente prog avec des bons classiques (Marsalis, toujours brillant sur scène, bien que très inégal en studio) et des jeunes pousses fantastiques (Anthony Joseph :wub: )

ce festival, qui n'a de jazz plus que le nom, est globalement une catastrophe : les sempiternels même musiciens qui revienennt d'année en année, une programmation frileuse qui nie des pans entiers du jazz contemporain, le tout mainstream de plus en plus marqué.. avec ce sommet, la présence de Seal, qui en dit long !


Moui un peu facile de prendre cet exemple tout de même assez extrême, et par ailleurs tout à fait assumé puisqu'il s'agit d'une soirée "pop". ;) Pour ma part je trouve ce festival un peu trop axé ""world" certes, mais rien que cette année, avec des musiciens du calibre de Daedelus, Jazzanova, Kneebody, Anthony Joseph, Seun Kuti (sans mentionner trop d'habitués tels qu'Eric Truffaz), le jazz contemporain tout autant que les musiques actuelles influencées par le genre ne sont pas si mal représentés je trouve. :rolleyes:

La nuit du 10 juillet est assurément une des plus alléchantes ; W. Marsalis tout à fait dispensable, sur scène avec The Lincoln Center ça sent le passéisme à plein nez, et sur disque le plus souvent... <_<


Bah sans remonter à des classiques tout sauf classiques justement tels que Black Codes (From The Underground) as-tu pris la peine d'écouter son From the Plantation to the Penitentiary de 2007 ? Parce que si ça c'est du passéisme, eh ben mon vieux... :zut: (par contre avec le choix de se produire en big band je te comprends, et d'autant plus que son dernier opus He And She est une sorte d'allégorie de l'histoire du jazz, et donc forcément académique par moments même s'il s'agit davantage d'un voyage nostalgique que d'autre chose)


une « soirée pop » dis-tu, déjà cela me paraît problématique dans un festival de jazz ; surtout cette soirée reflète bien la politique de Bouteiller : ratisser large quitte à dénaturer l’essence du festival « antique », à présent plus du tout porté sur la découverte, la prise de risques, la curiosité

quant à Wynton Marsalis, je me demande comment ce musicien peut jouir d’une telle aura alors qu’il n’a pas sorti le moindre grand disque depuis 20 ans ; malgré son statut professoral, dont il use et abuse, il n’a jamais, que je sache, participé de la modernité du jazz, son apport au niveau esthétique ou des standards demeure moindre, il n’y a vraiment rien de décisif dans son œuvre de technicien/virtuose ; il fait du post-bop de musée pour grandes messes passéistes ou festivals bobos consensuels, pas grand-chose d'autre

Dave Douglas, Rob Mazurek, Wadada Leo Smith, Arve Henriksen, Dennis Gonzalez sont des exemples de trompettistes contemporains bien plus passionnants, qu’on ne voit pas à Vienne…

#11 RabbitInYourHeadlights

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Posté 03 July 2009 - 18:06

Dave Douglas, Rob Mazurek, Wadada Leo Smith, Arve Henriksen, Dennis Gonzalez sont des exemples de trompettistes contemporains bien plus passionnants, qu’on ne voit pas à Vienne…


Forcément d'accord avec toi là-dessus, j'aime beaucoup notamment Mazurek et Henriksen et puis tant qu'à sortir du jazz je préfèrerais évidemment voir à Vienne des groupes tels que Tortoise, Four Tet (ou pourquoi pas Kieran Hebden & Steve Reid ? :wub: ), Squarepusher, The Kilimanjaro Darkjazz Ensemble, Flying Lotus, John Zorn... plutôt que Seal et Yaël Naim. :ermm:

Mais il faut faire des choix, qui vont forcément de paire avec les affinités des programmateurs et là en l'occurrence voir Daedelus au JazzMix je trouve ça curieux et même "risqué" de la part d'un festival "historiquement" connu pour passer du jazz. :rolleyes:

Après au sujet de Marsalis, tu n'as visiblement pas écouté les albums qu'il fallait, le bonhomme a touché à tout, y compris au free jazz et sans pour autant plagier les ténors du genre (cf. les deux albums cités plus hauts déjà, représentatifs de deux époques bien distinctes de sa discographie et qui pourtant se rejoignent dans cette envie de s'éloigner parfois des sentiers battus et rebattus, une facette que la plupart de ses détracteurs malheureusement n'ont pas jugé bon d'aborder) et certaines compos atmosphériques aux arrangements orchestraux sur ses albums de ballades égalent pratiquement Miles Davis ou le meilleur de Terence Blanchard. :peace:

#12 Invités_rosebud_*

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Posté 03 July 2009 - 19:40


Dave Douglas, Rob Mazurek, Wadada Leo Smith, Arve Henriksen, Dennis Gonzalez sont des exemples de trompettistes contemporains bien plus passionnants, qu’on ne voit pas à Vienne…


Forcément d'accord avec toi là-dessus, j'aime beaucoup notamment Mazurek et Henriksen et puis tant qu'à sortir du jazz je préfèrerais évidemment voir à Vienne des groupes tels que Tortoise, Four Tet (ou pourquoi pas Kieran Hebden & Steve Reid ? :wub: ), Squarepusher, The Kilimanjaro Darkjazz Ensemble, Flying Lotus, John Zorn... plutôt que Seal et Yaël Naim. :ermm:

Mais il faut faire des choix, qui vont forcément de paire avec les affinités des programmateurs et là en l'occurrence voir Daedelus au JazzMix je trouve ça curieux et même "risqué" de la part d'un festival "historiquement" connu pour passer du jazz. :rolleyes:

Après au sujet de Marsalis, tu n'as visiblement pas écouté les albums qu'il fallait, le bonhomme a touché à tout, y compris au free jazz et sans pour autant plagier les ténors du genre (cf. les deux albums cités plus hauts déjà, représentatifs de deux époques bien distinctes de sa discographie et qui pourtant se rejoignent dans cette envie de s'éloigner parfois des sentiers battus et rebattus, une facette que la plupart de ses détracteurs malheureusement n'ont pas jugé bon d'aborder) et certaines compos atmosphériques aux arrangements orchestraux sur ses albums de ballades égalent pratiquement Miles Davis ou le meilleur de Terence Blanchard. :peace:


je parle bien ici du festival "antique" officiel, pas des scènes off à entrée gratuite : JazzMix ouvre à minuit, propose une programmation non supervisée par Bouteiller destinée à un public réduit et jeune, pas forcément le même que celui de 20h30... la notion de risques, ou pas, est alors très relative

sinon, je te remercie pour tes conseils d'écoute, mais t'assure aussi que je connais bien la famille Marsalis, j'ai la plupart des albums de Wynton et, pour le coup, je t'invite à revoir à quoi correspond le free jazz... (que tu confonds sans doute avec le hard-bop ?)
Wynton Marsalis touche certes à tout (y compris à l'opéra, mais pas au free), reste que chaque proposition s'inscrit dans une esthétique conservatrice, voire traditionnaliste (faire de la musique dite moderne ne garantit nullement de l'être, moderne, quand la démarche vise à la déférence), ce musicien n'est assurément pas un créateur de formes (Brandford un peu plus déjà), comme a pu l'être Miles Davis (heu, Terence Blanchard, même au meilleur...), si bien que tous ses disques au final tendent à se ressembler - même s'ils sont différents en apparence et le fruit d'un auteur/artiste

après libre à toi d'apprécier cette musique, simplement nous ne mettons pas la même chose derrière le mot "jazz", rien de plus

#13 RabbitInYourHeadlights

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Posté 03 July 2009 - 21:15

sinon, je te remercie pour tes conseils d'écoute, mais t'assure aussi que je connais bien la famille Marsalis, j'ai la plupart des albums de Wynton et, pour le coup, je t'invite à revoir à quoi correspond le free jazz... (que tu confonds sans doute avec le hard-bop ?)


Alors déjà le free jazz comme son nom l'indique s'est peu à peu affranchi des codes du jazz pour devenir aujourd'hui libre de toute définition. Ensuite pas besoin de "bien connaître la famille Marsalis" (la preuve, ça n'est absolument pas mon cas) pour remarquer que l'éponyme d'ouverture de From The Plantation To The Penitentiary avec ses 11 minutes pleines de variations rythmiques et mélodiques, de dissonances vocales et instrumentales, les parties de trompette et saxo au milieu de Find Me sur le même album ou encore Chambers Of Tain sur Black Codes (un album au passage que l'on qualifie souvent de "post-bop", ce qui ne veut strictement rien dire mais démontre bien en tout cas qu'il s'écarte tout de même pas mal du hard-bop sur certains morceaux) ouvertement free entre les impros, la batterie en roue libre (cf. plus particulièrement la fin du morceau) et des ruptures complètement imprévisibles ne peuvent pas être qualifiés de grand chose d'autre que de free jazz. ;)

heu, Terence Blanchard, même au meilleur...


Bah ça c'est ton avis, le mien étant que les BO de The 25th Hour ou She Hate Me sont des chefs-d'oeuvres du jazz contemporain, et finalement plus singuliers (par leur approche orchestrale notamment) que du Arve Henriksen au hasard, qui fait de l'ambient certes très belle mais somme toute dans la mouvance de ce que David Sylvian, Hector Zazou ou Pole faisaient déjà avant lui et en mieux. Le qualifierais-tu pour autant de passéiste ? :rolleyes:

#14 Invités_rosebud_*

Invités_rosebud_*
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Posté 03 July 2009 - 23:23

Alors déjà le free jazz comme son nom l'indique s'est peu à peu affranchi des codes du jazz pour devenir aujourd'hui libre de toute définition.


content de l'apprendre, je l'ignorais... <_< sinon, tu parles de "variations mélodiques", et je suis bien d'accord concernant le morceau pris en exemple, à ce ceci près qu'un des principes fondamentaux du free, justement (désolé d'en esquisser la définition) c'est d'être a-mélodique : il correspond à un refus, souvent catégorique, voire politique, de la mélodie... ce morceau est du hard-bop pas du free ! beaucoup d'auditeurs considèrent que lorsqu'un morceau de jazz part dans tous les sens c'est du free, or il suffit qu'à un moment donné, même très court, se fasse entendre une mélodie pour que ce ne soit plus le cas (un bouquin comme Free Jazz de Ekkehard Jost t'en dira plus à ce sujet)

après, on ne va pas épiloguer indéfiniment sur la chose, si tu passes à Vienne (j'y réside), je prendrais volontiers un verre avec toi, on parlera de free et de relations confraternelles inter-webzines, qui sait... :)

#15 RabbitInYourHeadlights

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Posté 03 July 2009 - 23:55


Alors déjà le free jazz comme son nom l'indique s'est peu à peu affranchi des codes du jazz pour devenir aujourd'hui libre de toute définition.


content de l'apprendre, je l'ignorais... <_< sinon, tu parles de "variations mélodiques", et je suis bien d'accord concernant le morceau pris en exemple, à ce ceci près qu'un des principes fondamentaux du free, justement (désolé d'en esquisser la définition) c'est d'être a-mélodique : il correspond à un refus, souvent catégorique, voire politique, de la mélodie... ce morceau est du hard-bop pas du free ! beaucoup d'auditeurs considèrent que lorsqu'un morceau de jazz part dans tous les sens c'est du free, or il suffit qu'à un moment donné, même très court, se fasse entendre une mélodie pour que ce ne soit plus le cas (un bouquin comme Free Jazz de Ekkehard Jost t'en dira plus à ce sujet)


Bah pas besoin d'un bouquin, ce morceau n'a rien à voir avec du hard bop déjà sur le plan rythmique (le hard bop lui a une définition bien plus précise qui ne correspond en rien aux morceaux de From The Plantation To The Penitentiary que je cite, réécoute donc cet album... ou simplement écoute-le ? :zut: ), et puis pourquoi le free jazz devrait-il refuser toute mélodie ? Il y en a bien sur les premiers Ornette Coleman qui comptent pourtant parmi les manifestes du genre... Je trouve cette réfutation un peu facile : free jazz ça veut bien dire ce que ça veut dire, quoi que puissent en dire certains journaleux tout fiers d'étaler l'érudition qu'ils se sont inventée. :rolleyes:

après, on ne va pas épiloguer indéfiniment sur la chose, si tu passes à Vienne (j'y réside), je prendrais volontiers un verre avec toi, on parlera de free et de relations confraternelles inter-webzines, qui sait... :)


Je serai accompagné donc pas évident, mais faut voir, on en reparle. ;)




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