Pol, le 21 septembre 2009 - 15:55, dit :
elnorton, le 21 septembre 2009 - 15:51, dit :
Rabbit, tu vas nous pondre le contenu d'
Electro-Shock Blues j'imagine

J'étais à deux doigts d'en faire autant (décidément j'ai du
Eels dans les doigts aujourd'hui).
Mais j'ai voulu m'élargir autant que possible à différentes facettes de ce groupe.
Et bien j'avais dans l'idée de faire de même, malgré qu'il soit effectivement difficile de se limiter à deux ou trois morceaux seulement d'
Electro-Shock Blues.
Je citerai donc :
1.
P.S. You Rock My World (
Electro-Shock Blues, 1998) : parce que tout est là, dans ce courage d'aller de l'avant et d'espérer encore malgré les tragédies et les blessures. Et parce que c'est la chanson la mieux écrite que j'aie jamais entendue.
2.
Cancer For The Cure (
Electro-Shock Blues, 1998) : parce que jamais chanson à ce point morbide n'avait sonné aussi bandante. Et parce qu'on tient peut-être bien là la quintessence du talent de bidouilleur sonique de
E.
3.
Efils' God (
Electro-Shock Blues, 1998) : parce qu'on ne saurait dire s'il s'agit de folk ou de trip-hop, parce que j'adore cette boucle électroniquement modifiée et parce que le break est à tomber par terre.
4.
Daisies Of The Galaxy (
Daisies Of The Galaxy, 2000) : car prétendre que tout ira bien tout en sachant qu'il va falloir se battre au jour le jour pour préserver un bonheur fragile est parfois la plus belle preuve d'amour qui soit.
5.
Electro-Shock Blues (
Electro-Shock Blues, 1998) : pour ce
"I'm not OK..." à chialer toutes les larmes de son corps.
6.
Flower (
Beautiful Freak, 1996) pour la boucle chorale le plus poignante du monde.
7.
Manchester Girl (
Susan's House EP, 1997) : parce qu'on ne peut pas faire plus crève-coeur.
8.
That's Not Really Funny (
Souljacker, 2001) : parce qu'il fallait encore un morceau qui dépote pour contrebalancer les ballades lacrymales, parce que celui-ci est sauvage comme pas deux, et parce que j'ai sans doute rêvé un jour ou l'autre de faire ravaler ses moqueries à quelqu'un au son de cette chanson.
9.
Beautiful Freak (
Beautiful Freak, 1996) : parce que la tendresse de cette chanson me bouleverse toujours autant.
10.
I'm Going To Stop Pretending That I Didn't Break Your Heart (
Blinking Lights And Other Revelations, 2005) : parce qu'on ne peut pas faire plus crève-coeur, à part peut-être
Manchester Girl.
11.
Saturday Morning (
Shotenanny!, 2003) : parce que j'ai attendu cet album comme le Messie avant de courir l'acheter le jour de sa sortie, et que cette presque-entame de disque envoie du lourd.

En plus j'adore le chant très inhabituel de
E sur le refrain.
12.
The Longing (
Hombre Lobo, 2009) : parce qu'il fallait bien citer ce dernier album en date même décevant, et le faire forcément avec l'un des deux seuls morceaux du disque qui apportent vraiment quelque chose d'inédit à la discographie de
Eels (l'autre étant
Fresh Bood). Et parce que cette chanson est tellement belle, pudique et douloureuse... et puis quelle atmosphère...
13.
I Need Some Sleep (
Shrek 2 OST, 2004) : parce que c'est sans doute la chanson que j'ai le plus écoutée hors album ces 5 dernières années, d'une simplicité confondante et d'une évidence à pleurer. Et parce que moi aussi j'ai besoin d'aller dormir.
Bon OK j'ai dépassé

mais tout ça valait bien un dernier bonus :
Susan's Apartment (
Useless Trinkets, 2008) : parce que cette reprise hip-hop de
Susan's House démontre encore s'il était besoin le talent et l'inventivité de
E, au moins aussi impressionnant en tant que producteur qu'en tant que songwriter (cf. l'album de
MC Honky).
... et même pourquoi pas un petit hors-sujet :
Soft Velvety 'fer (
I Am The Messiah, 2003) : parce que
MC Honky c'est quand-même presque
Eels, et que cette chanson me colle le grand frisson à chaque fois.