Je précise, je suis un fan absolu, pour plein de raisons, cette musique me parle, naturellement, et je peux très bien comprendre qu’elle ne parle pas à tous, j’ai vécu des trucs de fou avec ce son (road trip de 6 semaines en nouvelle zélande avec mon pti Sunset à fond les ballons dans les oreille mais je vais pas parler de moi ne vous inquiétez pas !), bref tout ça pour dire que je manque clairement d’objectivité, j’en suis conscient, mais quand on aime on s’en fout et cela devrait être le but de toute chronique, parler de ce qu’on aime, le reste bah, on en parle pas… Malgré mon côté « HEY c’est un putain de groupe, WESH WESH , je kiffe grave! », j’insiste, vraiment, donnez une chance à The Glowing City, cela fait des années que je traine dans l’ombre de ce forum, et je vois un peu les gouts de certains, je suis persuadé qu’ils y en a qui aimeront (d’autres peut être pas hein !
[Discographie] Sunset
#1
Posté 25 novembre 2009 - 22:00
Je précise, je suis un fan absolu, pour plein de raisons, cette musique me parle, naturellement, et je peux très bien comprendre qu’elle ne parle pas à tous, j’ai vécu des trucs de fou avec ce son (road trip de 6 semaines en nouvelle zélande avec mon pti Sunset à fond les ballons dans les oreille mais je vais pas parler de moi ne vous inquiétez pas !), bref tout ça pour dire que je manque clairement d’objectivité, j’en suis conscient, mais quand on aime on s’en fout et cela devrait être le but de toute chronique, parler de ce qu’on aime, le reste bah, on en parle pas… Malgré mon côté « HEY c’est un putain de groupe, WESH WESH , je kiffe grave! », j’insiste, vraiment, donnez une chance à The Glowing City, cela fait des années que je traine dans l’ombre de ce forum, et je vois un peu les gouts de certains, je suis persuadé qu’ils y en a qui aimeront (d’autres peut être pas hein !
#2
Posté 25 novembre 2009 - 22:02

Brosser la discographie d’un groupe qui n’a à peine deux ans d’existence peut sembler étrange, voir même ridicule et sans intérêt… et pourtant, depuis sa création fin 2007 le groupe Sunset (la dénomination {{{Sunset}}} tout en accolade semble avoir été abandonnée depuis The Glowing City), basé à Austin, n’a pas arrêté sa production musicale, avec un acharnement sans pareil et une richesse de composition impressionnante, le tout dans une relative indifférence générale… Jugez plutôt, depuis la parution du premier album en janvier 2008 (uniquement sur cassette), Pink Clous CS, le groupe a sorti pas moins de trois autres albums Bright Blue Dream en mars 2008, The Glowing City en juillet 2008 et Gold Dissolves to Gray en novembre 2009, tout cela accompagné de différents eps, lives et cassettes difficilement trouvables…Une production généreuse donc mais surtout incroyablement variée, tant les albums différent entre eux…
On ne peut évoquer le groupe sans évoquer l’homme derrière le projet, Bill Baird, fondateur, chanteur, et compositeur exclusif de toutes les chansons du groupe. Bill Baird a commencé sa carrière de musicien en 2001 en fondant avec quelques amis le groupe Sound Team, très bon groupe indie rock réputé pour des prestations live et qui connaîtra une certaine heure de gloire en 2006 en ouvrant des concerts pour Arcade Fire et David Bowie par exemple… L’aventure Sound Team se terminera pourtant assez brusquement en 2007 mais déjà les prémices de ce qu’allait devenir Sunset pouvait s’entendre sur l’album Movie Monster (on reconnaît immédiatement la patte de Bill Baird sur le début de la chanson Handful Of Billions, et sur de nombreuses autres).
Une petite vidéo du groupe Sound Team sur laquelle on retrouve Bill Baird, c’est lui avec les lunettes blanche qui se tient contre le grillage, puis prend le pas des autres membres, armé de sa guitare et de son extincteur, tout en restant clairement en retrait, comme si son heure n’était pas encore arrivée, comme s’il n’était pas encore prêt…Sunset allait naître quelques mois plus tard…
Définir la musique de Sunset est une tache véritablement ardue tant le groupe a évolué sous différentes formes en si peu de temps, on oscille tantôt entre dream Pop, shoegaze et post rock, tantôt entre folk et country … Bill Baird revisite les genres et chaque album de Sunset est une nouvelle expérience, parfois franchement déconcertante (ils sont nombreux les auditeurs qui ont aimé Bright Blue Dream à avoir décroché dès la première écoute The Glowing City), mais toujours une expérience magique pour qui se donne le temps de s’approprier les chansons. Car chaque album de Sunset ne révèle sa beauté et sa splendeur qu’après plusieurs écoutes, cela en est presque bluffant, il faut laisser le temps à la magie d’opérer mais une fois que vous êtes dedans il est clairement difficile d’en sortir…

#3
Posté 25 novembre 2009 - 22:03
{{{Sunset}}} – Bright Blue Dream

Premier véritable album de {{{Sunset}}} qui porte encore l’accolade pour l’occasion et première plongée dans l’univers envoutant du groupe. Que dire de cet album si ce n’est qu’on est immédiatement frappé par l’enchaînement étrange et complètement hétéroclite des chansons, clairement l’album le plus expérimental du groupe, le plus shoegaze et post rock des trois et pourtant, curieusement, le plus simple à aborder à sa juste valeur et de loin…
Un album entièrement autoproduit (ce qui est remarquable vu la qualité du son) qui s’ouvre sur un Dear Broken Friends à coup de grosse batterie et de synthé entêtant, puis la voix de Bill Baird fait son entrée, éthérée, relativement monocorde (comme sur la plupart des chansons d’ailleurs) mais se mêlant parfaitement avec cet ensemble instrumental dans une invitation au rêve…
Mais c’est avec la chanson Gulf of Mexico que l’album prend son envol, changeant de ton avec les chansons précédentes, plus acoustique, avec un harmonica distant, en fond sonore, une voix plus expressive, et ce refrain magique en plein milieu de chanson… Le morceau se termine comme un songe, se dissipant dans les premières notes du titre principal de l’album, Bright Blue Dream, long de quatorze minutes, ambiant et minimaliste, relaxant, magnifique ! Moebius qui enchaîne derrière se veut dans la continuité du précédent titre, mais en plus expérimental, plus agressif, près à exploser sur la fin…
Pas d’explosion, pas de montée, c’est Old Sandy Bull Lee qui enchaîne et rappelle à l’ordre l’auditeur en lui montrant une nouvelle facette du groupe, décidément inclassable, comme si Bill Baird se jouait franchement des genres et se fichait de la cohérence musicale de l’ensemble, l’essentiel étant de se concentrer sur l’émotion, l’évasion, le rêve…
Car c’est bien un rêve que se propose de vous faire vivre cet album, un rêve qui ne pouvait mieux se terminer que sur cet incroyable Golden Rêverie, morceau entièrement instrumental, quelques notes de piano, répétées, entêtantes, sur lesquelles viennent s’ajouter différents instruments, toujours de manière discrète, pour ce qui constitue clairement l’un des titres les plus planant de l’année 2008… une de ces chansons qu’on a pas envie de quitter, qui semble pouvoir repartir à tout moment et qui ne vous lâche plus une fois que vous l’avez lancée…
Golden Rêverie
Gulf of Mexico
Man’s Heart Complaint
Pour écouter tout l’album en streaming, c'est ici
Si problème vous pouvez aussi aller sur le lastfm du groupe, toutes les chansons sont en écoutes gratuites (et y’en a qui sont téléchargeables aussi), hop c'est ici que cela se passe...
#4
Posté 25 novembre 2009 - 22:04
Sunset – The Glowing City

Qu’on se le dise tout de suite et sans faire plus de cérémonie, cet album est un pur chef d’œuvre, chef d’œuvre par son instrumentalisation parfaite et multiple, chef d’œuvre par ses différents mouvements, ses différentes humeurs, sa cohérence globale, un véritable ovni musical, un album d’une richesse inouïe dont on redécouvre des détails à chaque nouvelle écoute, sans doute possible l’un des meilleurs albums sur lequel mes oreilles se soient posées, tout simplement !
The Glowing City marque un changement par rapport aux précédents albums du groupe, Pink Cloud CS et Bright Blue Dream, il est en effet plus orienté pop (bien que cela soit absolument réducteur dans le cas présent vu la richesse des sonorités, des instruments utilisés, des bidouilles musicales qu’on trouve par ci par la, je serais bien incapable de le ranger dans une case bien précise) et semble dans un premier temps moins expérimentale et plus abordable que ses prédécesseurs. Cruelle erreur. Difficile d’accès, très difficile même d’ingurgiter cette masse sonore et de l’apprécier. Car The Glowing City est énorme, un vrai monstre, près de dix huit chansons pour soixante dix neuf minutes et vingt deux secondes de musique non stop (et quand je dis non stop c’est non stop, voir plus loin !). Six mois après Pink Cloud CS, trois mois après Bright Blue Dream, on peut dire que Bill Baird n’a pas chômé et qu’en nous livrant ici cette pièce maîtresse de la discographie du groupe il s’est montré d’une générosité musicale à toute épreuve…
Des remerciements avant de poursuivre. Des remerciements à cette muse qui hante tous les albums de Bill Baird, dont il est question dans maintes et maintes chansons, Sandy. Je me souviens avoir lu sur un forum consacré au groupe un utilisateur poser la question « But who the fuck is this Sandy ? ». Peu importe son identité, peu importe qu’elle existe véritablement ou qu’elle ne soit qu’un rêve, une chimère, l’essentiel est la, le résultat, l’inspiration d’un homme et son expression à travers cette musique quasi parfaite…
Parler de l’album en décrivant une à une les chansons serait peine perdue et sans intérêt. The Glowing City est un ensemble qui doit être écouté dans l’ordre bien précis de l’album et pas autrement, tous les morceaux s’enchainent un à un, chaque fin de chanson préparant la suivante, ce qui ajoute à la difficulté de digérer l’ensemble lors d’une première écoute. Chacun aura bien sur ses chansons préférées, celles qui font hérisser le poil plus que les autres : The World Is Awaiting, Dreams of Sandy, The Glowing City, When Perfect Light Expires, It Glows (Memory)… exercice futile comme je le disais précédemment, j’allais citer toute les chansons de l’album…
Dream pop, psychédélique, shoegaze… inclassable ! On manque quelque peu d’adjectifs pour parler de cet album et le mieux est de se faire sa propre idée. Mais avant de s’attaquer à cette perle inconnue et incroyablement boudée (le groupe a toujours un statut archi indépendant que je n’arrive pas à comprendre), il faut bien garder à l’esprit qu’une première écoute sera peut être décevante, mais que toutes les suivantes seront meilleures et qu’à chaque nouvelle immersion dans The Glowing City, on découvrira de nouvelles choses, des détails, des sonorités qui nous avaient échappé… Personnellement, aucun album ne m’a autant captivé sur sa longévité, chaque écoute est une nouvelle écoute, l’album semble s’adapter à mes humeurs et changer avec le temps qui passe, un chef d’œuvre je vous dis, un vrai !!
Quelques chansons:
It Glows
The World Is Awaiting
Zombies
Streaming Complet de l’album : ici
Streaming Complet sur last FM: ici
Modifié par CapitaineFlamM, 25 novembre 2009 - 22:47.
#5
Posté 25 novembre 2009 - 22:05
Sunset – Gold Dissolves to Gray

Dernier album en date de Sunset, après les merveilleux Bright Blue Dream et The Glowing City, tous deux parus en 2008. Changement complet de style et de ton par rapport aux précédents albums, Gold Dissolves To Gray risque d’en surprendre plus d’un, seule la voix de Bill Baird marque ici une constante et reste le véritable point de repère de Sunset.
Un album plus calme, plus mesuré, plus personnel aussi (on est plus proche ici des albums solo de Bill Baird comme son album de reprises Songs The Sound Of Myself, As Written By Others), qui s’appuie énormément sur la présence du piano et va chercher dans les contrées éloignés de la folk et de la country. Le changement de ton est flagrant sur certaines chansons, avec Sandy My Love (toujours cette muse mystérieuse qui hante sur bien des chansons tous les albums de Bill Baird), on se croirait plonger dans une ambiance de vieux saloon perdu au fin fond du Texas, Civil War semble nous venir tout droit du Mississipi et aurait pu être chanté par les Soggy Bottom Boys dans le film O’Brother…
Bill Baird énerve car il est fatiguant, difficile à suivre, imprévisible. Il décrit lui-même le groupe comme un projet en perpétuelle évolution suivant les différentes formations qui le compose, et cette approche dynamique et changeante de la musique peut autant ravir qu’elle peut déranger. Mais saluons l’effort, un groupe qui se réinvente à chaque album (et qui se réinvente véritablement, ce n’est pas une image !) est bien trop rare pour ne pas le souligner. On est quelque peu déconcerté aux premières écoutes de Gold Dissolves to Gray puis la magie opère, comme toujours avec Sunset, avec le temps, après plusieurs écoutes, l’album se livre, vous arrachant tantôt des sourires heureux dans la rue, tantôt quelques grimaces il faut bien le reconnaître, mais à l’arrivée vous faisant partager une véritable émotion. Quelques erreurs de bon gout comme cette assez mauvaise cover de River of Babylon mais de très belles chansons, Sunshine Hair, Our Dreams Did Weave a Shade et le magnifique Pocketful of Debt…
Il s’agit clairement la d’un bel album, qui saura séduire, envoutant par bien des aspects, teinté de nostalgie, mais perturbants par bien d’autres. Seul une écoute prolongée permettra de véritablement en profiter, et c’est bien là la marque de fabrique du groupe, ne livrer ses petits trésors qu’au compte-gouttes…
Streaming complet de l’album : ici

Modifié par CapitaineFlamM, 30 novembre 2009 - 00:21.
#6
Posté 25 novembre 2009 - 22:34
#8
Posté 25 novembre 2009 - 23:44
caribou, le 25 novembre 2009 - 22:34, dit :
Bah de rien, franchement, j'ai fais de belles découvertes ici, toujours une petite pensée pour le FIR quand je joue Oslo à la guitare
Djii, le 25 novembre 2009 - 23:14, dit :
Alors il faut commencer par quelle chanson pour bien accrocher?
Ché pas, vraiment, c'est spécial comme musique, y'a un côté un peu kitch des fois, un peu lourdingue d'autres fois, mes premières écoutes de Sunset m'ont toujours dérangé et mes potes aussi, et puis ça se bonifie avec le temps jusqu'à devenir merveilleux...
Si t'es un peu "post rock", on va dire que tu t'allumes une bonne grosse clope en mode Servietsky (
Gulf of Mexico
puis Golden Rêverie
Décollage quasi garantie par la compagnie CapitaineFlamm, Johan, Fregolo and Mala...
Après moi j'aime bien m'envoyer à donf des trucs joyeux de pisseuses comme It Glows
Mais le mieux c'est de se bouffer tout the Glowing City, en plusieurs fois, peu probable que ça accroche d'un coup...
Enfin bref
Voiloute!
Modifié par CapitaineFlamM, 25 novembre 2009 - 23:44.
#9
Posté 26 novembre 2009 - 13:16
CapitaineFlamM, le 25 novembre 2009 - 22:00, dit :
Bien dit.
I’ll cut off the part of your brain that does the bitching
Put it in formaldehyde and put it on the shelf
And you can show it to your friends and say that’s my old self"
MCA, 1964-2012
#10
Posté 26 novembre 2009 - 17:30
Citation
Ha ben tiens, je l'ai déjà dit, ça. Copain.
Sinon, Sunset ça a l'air bien, je vais gratter aussi pour découvrir.
Merci et bravo.
#11
Posté 26 novembre 2009 - 23:18
Citation
Djii, le 25 novembre 2009 - 23:14, dit :
Alors il faut commencer par quelle chanson pour bien accrocher?
Ché pas, vraiment, c'est spécial comme musique, y'a un côté un peu kitch des fois, un peu lourdingue d'autres fois, mes premières écoutes de Sunset m'ont toujours dérangé et mes potes aussi, et puis ça se bonifie avec le temps jusqu'à devenir merveilleux...
Si t'es un peu "post rock", on va dire que tu t'allumes une bonne grosse clope en mode Servietsky (
Gulf of Mexico
puis Golden Rêverie
Décollage quasi garantie par la compagnie CapitaineFlamm, Johan, Fregolo and Mala...
Après moi j'aime bien m'envoyer à donf des trucs joyeux de pisseuses comme It Glows
Mais le mieux c'est de se bouffer tout the Glowing City, en plusieurs fois, peu probable que ça accroche d'un coup...
Thanks. J'attaque là dedans dès que je dispose d'une connexion qui me le permet!
#13
Posté 26 novembre 2009 - 23:53
Spoutnik, le 26 novembre 2009 - 23:28, dit :
Quand tu parles du "Bestiau" c'est The Glowing City ou le groupe en lui même à travers Gulf of Mexico et Golden Rêverie (qui sont sans doutes mes deux morceaux préférées de Sunset)? Ptain si t'accroches direct sur The Glowing City, c'est cool !!
Ah on se comprend entre chimistes...
Modifié par CapitaineFlamM, 26 novembre 2009 - 23:54.
#14
Posté 27 novembre 2009 - 17:29
L'éponyme et Golden Rêverie dépassent tout, deux perles de post-folk ambient et lumineuses, mais dès le morceau d'ouverture Dear Broken Friend j'ai été emporté par le lyrisme de cette musique.
I’ll cut off the part of your brain that does the bitching
Put it in formaldehyde and put it on the shelf
And you can show it to your friends and say that’s my old self"
MCA, 1964-2012
#15
Posté 27 novembre 2009 - 19:12
The light below is bright on top
It's suds and soda a vibe decoder
1 utilisateur(s) li(sen)t ce sujet
0 invité(s) et 1 utilisateur(s) anonyme(s)












