
Le choix des groupes s'était porté sur quatre formations françaises qui, malgré un éloignement géographique et une identité propre, peuvent être classés dans une même mouvance, celle d'un rock principalement instrumental et rythmique.
A côté des locaux de Pneu, duo math-rock hyper-énergique et bruyant qui sont sans doute les premiers responsables du bourdonnement de mes oreilles ce matin, on trouvait les Montpelliérains de Marvin, trio dont le dernier album ne m'avait que moyennement convaincu mais qui se sont plus que rattrapés en s'élevant aisément au-dessus de leurs rivaux et complices d'un soir grâce à leurs belles compos et leur gros son.
Les plus psychédéliques Electric Electric, entrainés par un batteur increvable, n'avaient pourtant pas démérité avec leur morceaux-fleuves hypnotiques aux sonorités tantôt orientales tantôt cosmiques. C'est eux qui auront l'honneur de clôre la soirée sur un moment de bravoure épique de plusieurs minutes, rejoints sur la fin par les trois autres groupes pour un épilogue assourdissant avant que tous les musiciens ne finissent en pyramide humaine au centre de la foule.
Le dernier groupe, les Nantais de Papier Tigre, en restant quand même assez agréable, m'a un peu moins emballé. Sans doute la faute d'un format plus proche d'un rock anglo-saxon et d'un chanteur un peu léger. Mention bien pour la moustache du guitariste.











