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* * * - - 7 note(s)

[CHRONIQUE] Sufjan Stevens - The Age Of Adz


18 réponses à ce sujet

#1 Le Mag

    Indie Rock Fanatic


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Posté 17 novembre 2010 - 23:13

1. Futile Devices
2. Too Much
3. The Age Of Adz
4. I Walked
5. Now That I'm Older
6. Get Real Get Right
7. Bad Communication
8. Vesuvius
9. All For Myself
10. I Want To Be Well
11. Impossible Soul


Sufjan Stevens - The Age Of Adz

Réaliser un chef-d'oeuvre tel qu'Illinoise n'a pas que des avantages. Cela implique notamment une énorme attente s'agissant de son successeur. Et lorsque Sufjan Stevens nous prend à contre-pied, les avis, forcément, sont partagés...

Jurisprudence Thom Yorke oblige, lorsque l'an dernier, il prétendait ne plus désirer partager sa musique car "quelque chose de personnel est irrévocablement perdu dans le procédé", nous n'avions pas pris au sérieux les paroles de Sufjan Stevens. Et nous avions tort. Car s'il n'a effectivement pas tardé à redevenir productif (en nous livrant un EP et donc ce LP cette année), ses propos étaient symptomatiques de la déprime de l'Américain à cette période. Un état d'esprit dont l'influence est clairement perceptible sur The Age Of Adz.

"A un certain moment de ta vie, il faut t'engager dans l'exploration existentielle de ce que tu fais, et c'est ce que j'ai commencé à faire. J'avais jusqu'alors toujours pris le sens de mon travail pour quelque chose d'acquis". Car c'est une véritable crise qui a frappé le natif du Michigan l'an passé, ce à quoi il faut ajouter l'apparition d'une étrange maladie touchant le système nerveux et paralysant certaines de ses capacités, sans qu'aucun médecin ne soit toujours capable d'effectuer un diagnostic précis.

A partir de là, Sufjan Stevens s'isole dans son appartement de Brooklyn et compose. Même s'il a été relativement actif depuis la sortie d' Illinois (avec notamment Run Rabbit Run, réorchestration de son premier album Enjoy Your Rabbit, et The BQE, tous deux sortis l'an dernier), rien ne nous avait véritablement emporté outre mesure. C'est alors que la machine s'emballe. Jusqu'à ce qu'en août sorte All Delighted People, excellent EP qui reprend les choses là où Illinoise les avait laissées. On retrouve un Sufjan Stevens dans un registre des plus traditionnels où, armé de son banjo, il nous propose ses ritournelles sucrées...

Quant au véritable successeur d' Illinoise, il ne tardera pas beaucoup plus à être révélé. En effet, deux mois plus tard sort finalement The Age Of Adz. Un album qui rend hommage à Royal Robertson, peintre mais surtout prophète déclaré et schizophrène qui peignait le monde tel qu'il le voyait dans ses visions futuristes inspirées par la numérologie, la religion et la science-fiction. La pochette de la galette de Sufjan Stevens est d'ailleurs une oeuvre du fameux prophète dont l'univers a malgré tout quelques similitudes avec celui de l'auteur d' Illinoise qui, dans son dernier opus, se plaisait à évoquer les ovnis (Concerning The UFO Sighting Near Highland, Illinois) ou quelques thèmes glauques, comme le destin d'un assassin-violeur (John Wayne Gacy Jr.). Surtout, les travaux de Royal Robertson ont un lien direct avec la notion d'isolement et la maladie. Une situation que connaissait alors celui qui semble finalement avoir renoncé à son projet de dédier un album à chaque État américain.

Mais quel est l'héritage de cette période tourmentée sur The Age Of Adz ? L'opus constitue une oeuvre labyrinthique un peu folle. Très folle même. Pourtant, Futile Devices, le premier morceau de l'album, est un classique chez l'auteur de Michigan. Il susurre ses paroles sur fond d'arpèges joués au banjo qui nous charment d'emblée. Mais il était dit qu'un virage allait être opéré sur cet album. La suite va être radicalement différente. On peut néanmoins voir ce premier morceau extrêmement classique comme un pied de nez à tous ceux qui verraient ce changement de cap comme l'aveu d'une baisse d'inspiration. Oui, Sufjan Stevens est aujourd'hui encore capable de nous charmer avec ses ritournelles au banjo. Il a simplement envie de voir plus loin, et nous avons de la chance, car le bonhomme a les moyens de ses ambitions.

Le changement devient donc effectif avec Too Much, et son introduction qui nous prend à rebrousse-poil avec ses rythmes électroniques et ses nappes malsaines. Avant que le chant de Sufjan Stevens ne vienne se marier à merveille à la quantité d'effets présents. L'arrivée d'instruments plus classiques chez l'artiste (la flûte ou le violon) en fin de morceau, mêlés aux beats électro, relève du génie. En un morceau, Sufjan Stevens a exploré davantage d'univers que bien des artistes pourtant respectables dans toute leur discographie.

Mais Too Much est également suivi de deux autres chef-d'oeuvres, The Age Of Adz, et I Walked (où l'on croirait entendre les harmonies du Mild Und Leise de Paul Lansky que Radiohead samplait il y a dix ans déjà sur Idioteque), formant avec lui un magnifique triptyque. Sans doute, avouons-le, le plus passionnant de l'album. Mais la suite pour autant sera loin d'être anecdotique. Au contraire. Now That I'm Older marque un petit arrêt dans la surenchère d'effets électroniques. Le chant de Sufjan Stevens se fait nostalgique. Et avec Get Real Get Right, le mariage entre mélodie à caractère symphonique et beats lourds fonctionne de nouveau. L'homme au banjo a trouvé une nouvelle recette, il va l'utiliser pendant tout l'album...

Et non. Après une légère transition pour se remettre de ses émotions (Bad Communication), voici qu'apparaît l'un des morceaux les plus passionnants d'un album déjà majeur. Vesuvius, tout en douceur, nous charme et nous trouble d'entrée. Une introduction au piano, sublimée par la voix de l'Américain, ouvre le morceau qui, malgré quelques délicieuses montées en puissance, est remarquable de douceur. Pas de beats lourds ici, juste une utilisation modérée des outils électroniques au service des ch?urs. On tient là l'un des morceaux les plus aboutis de cette décennie naissante.

All For Myself, par la suite, met l'électronique de côté. En revanche, c'est toujours ce même esprit, propre à The Age Of Adz, qui nous tient en haleine ici, avec cette fusion de sons divers. I Want To Be Well, avec sa mélodie entraînante et ses flûtes enchantées prépare le terrain pour le dernier titre du disque, Impossible Soul, où Sufjan Stevens fait étalage de son talent sur plus de vingt cinq minutes.

Ce morceau peut se décomposer en quatre temps. Le premier s'inscrit quelque peu en rupture avec cette fin de disque, faisant de nouveau le part belle aux bidouillages électroniques (une fois passée l'introduction). Puis, sur la deuxième partie, sur fond de nappes répétitives (mais jamais lassantes), Sufjan Stevens s'essaie au vocoder. Cette utilisation choquera certainement les puristes. Mais si l'on pourrait penser que l'auteur de ce disque singe Kanye West, il n'en est rien. Ici, le vocoder n'est pas utilisé de façon prétentieuse, il est simplement un bidouillage de plus dans une somme de bruits qui forment une musique fascinante... On serait déjà impressionné par le talent du bonhomme, mais il ne résiste pas à la tentation de terminer cet album comme il l'avait commencé. La troisième partie est donc une jolie ballade au banjo, comme pour le confirmer : oui Sufjan Stevens est toujours capable de créer de jolies ballades comme celles que comportait Illinoise. Mais sa quête de nouveaux terrains nécessite qu'il mette de côté cet aspect de sa palette musicale, pour un temps du moins.

Onze morceaux critiqués, onze morceaux adulés. Difficile d'être crédible. Sauf que l'on parle là d'un chef-d'oeuvre. Un chef-d'oeuvre qu'il faut prendre le temps d'apprivoiser, puisqu'il ressemble clairement à une faute de goût aux premières écoutes...

Il y a dix ans, Radiohead effectuait un virage à 180° avec la sortie de Kid A. C'est un changement de cap du même ordre qu'effectue ici Sufjan Stevens avec un disque difficile d'accès qui, comme son aîné, est appelé à marquer sa décennie. Et sans doute davantage encore...

(Elnorton)


Déception pour beaucoup à sa sortie, ce premier véritable album en cinq ans du virtuose de Detroit a su depuis se rallier les suffrages de certains de ses fans les plus décontenancés de prime abord, et à vrai dire on se demande bien pourquoi.

Inspiré, donc, de l'oeuvre schizophrène, chargée et dans l'absolu sans grand intérêt du graphiste américain Royal Robertson, paranoïaque aigu autoproclamé prophète dans le sens biblique du terme suite à ses visions d'aliens messagers de la fin du monde et d'adultères provoquant l'Apocalypse (!), The Age Of Adz est en effet tout sauf l'album que l'on attendait de Sufjan Stevens après son superbe et gargantuesque EP All Delighted People qui reprenait en août dernier les choses là où Illinoise en 2005... ou non, plutôt The Avalanche l'année suivante, les avait laissées.

Alors certes, la grandiloquence des arrangements, la désuétude des sonorités synthétiques et autres échos prog dans les effets vocaux ou la construction de morceaux tels que The Age Of Adz ou Get Real Get Right (on passera sur l'autotune ridiculement kitsch d'Impossible Soul, interminable "odyssée" à tiroirs plombée par ses références pop envahissantes) ne doit pas éclipser la capacité d'autres titres à se révéler au fil des écoutes, à l'image d'un Too Much qui bien que portant son nom à merveille réussit avec davantage de subtilité sa transition vers une fusion maximaliste de pop lyrique et d'IDM.


Mais toute la bonne volonté des auditeurs plus naturellement réfractaires à ce virage électro pour le moins bancal ne pourra les empêcher de se demander quelle idée farfelue a bien pu mener l'auteur du fabuleux Illinoise à s'empêtrer dans une production rétro-futuriste dont la pesanteur ne réussit finalement qu'à brider les élans de ces pop songs qui ne demanderaient pas mieux que de s'envoler très haut dans la stratosphère sans tout ce traitement superflu.

Autant dire que The Age Of Adz n'a d'autre point commun avec Kid A que son ambition, et je retiendrai surtout de l'avis de mon confrère le mot "surenchère", on ne peut plus approprié à cette débauche d'effets gratuits qui ne déterminent jamais vraiment les compositions comme ce pouvait être le cas sur le chef-d'oeuvre de Radiohead, mais viennent simplement les alourdir jusqu'à les couler dans un gloubi-boulga peu ragoûtant. Parce que voilà, on s'en était douté à la découverte (tardive pour la plupart d'entre nous) de l'indigeste Enjoy Your Rabbit et on en avait eu la confirmation l'an dernier avec les poussives expérimentations électro-symphoniques de son projet instrumental The BQE, Sufjan Stevens n'a simplement aucune disposition pour les machines et sa discographie gagnerait à ce qu'il admette enfin l'évidence.

En attendant, on se gardera bien de conseiller ce nouvel opus en dehors du cercle des admirateurs de l'Américain, sans doute les plus à même de gratter le vernis en quête d'un peu de cette grâce perdue des temps bénis et pas si lointains où ses talents de songwriter mélancolique et d'arrangeur orchestral se suffisaient à eux-mêmes, de creuser patiemment sous la surface pour extraire la quintessence - réelle ou fantasmée - de chansons qui, pour certaines du moins, ont heureusement davantage à offrir que les deux ratages précédemment cités.

(RabbitInYourHeadlights)


Et pour vous faire votre propre avis, rendez-vous sur bandcamp The Age Of Adz est disponible en libre écoute.

Chronique du : 17/11/2010 - par Elnorton RabbitInYourHeadlights
pour indierockmag.com


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#2 can

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Posté 20 novembre 2010 - 17:37

Tiens aucune réaction par ici :o: , très belles chroniques pourtant , très bien argumentés des deux côtés :wink:.

Pour ma part , si ça n'avait pas été Sufjan Stevens , j'aurai passer mon chemin après la première écoute , très décevente , il faut bien le dire car la teneur que j'apprécie le plus chez lui , reste la teneur Folk dont Seven Swans est la véritable pépite originelle :wub:.

En forçant un peu ma nature , j'ai insisté , acheté , et le côté grandiloquent qui me gênait aussi est désormais apprivoisé , à chaque écoute je découvre des choses qui m'avaient échappées , et petit à petit , tous les titres se révèlent à moi.

D'abord ce fût assez évident pour moi avec I walked et Futiles Devices , puis Vesuvius (oh la vache , quel morceau quand même) et Too much sont devenus rapidement mes titres préférés. Désormais ce sont Age of ADZ et son final prodigieux , All for Myself et le labyrinthique Impossible Soul qui m'envoûtent , bref au final , ça ne fait plus beaucoup de titres peu intéressants , sachant que Now That I'm Older et Bad Communication sont de très jolis transitions comme le souligne justement Elnorton , que je rejoins donc totalement sur cet album :yes:.

#3 elnorton

    Indie Rock Mag


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Posté 20 novembre 2010 - 19:40

C'est marrant, j'aurais pu écrire ce message à la virgule près puisque j'ai eu la même démarche, me joignant d'abord joyeusement à Rabbit pour tailler cet album (dont le premier extrait I Walked m'avait quand même bien charmé à la base, et les parties sans électronique également, le dernier mouvement d'Impossible Soul et Futile Devices).
Avant que Too Much et Vesuvius ne se présentent à moi comme de véritables chefs-d'oeuvre... Et maintenant, même le vocoder sur Impossible Soul dont j'avais trouvé l'utilisation saugrenue à la base me donne des frissons...
Mais c'est clair que je peux pas en vouloir à ceux qui trouvent qu'on tient là un raté énorme. J'ai en effet pensé cela pendant plusieurs écoutes.
"All i want is to be a happy man", Mark Linkous.

#4 Pol

    Indie Rock Fanatic


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Posté 20 novembre 2010 - 19:51

Je vous rejoints également. Et même si je préfère encore rester prudent, notamment au moment du référendum de fin d'année, je suis à peu près certain qu'avec le temps je vais finir par lui vouer un véritable culte à cet album.
Too Much étant mon morceau préféré. :wub:
Par contre je n'ai pas encore réussi à écouter Impossible Soul, pour l'instant ça me va très bien de m'arrêter avant. :wink: Je ne suis pas trop porté sur le long format.
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#5 RabbitInYourHeadlights

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Posté 20 novembre 2010 - 21:06

Voir le messagecan, le 20 novembre 2010 - 17:37, dit :

j'ai insisté , acheté , et le côté grandiloquent qui me gênait aussi est désormais apprivoisé


Tiens à mon avis c'est justement là que le bât blesse : comment "apprivoiser" un album grandiloquent ? Pour moi quand c'est grandiloquent ça va forcément dans le mauvais sens à mesure des écoutes, et en l'occurrence je ne vois pas vraiment ce qu'il y aurait d'autre à apprivoiser étant donné que l'électronique ici n'est qu'un cache-misère. :zut: Honnêtement pour part j'étais beaucoup plus indulgent à la première écoute.

Voir le messagePol, le 20 novembre 2010 - 19:51, dit :

Too Much étant mon morceau préféré. :wub:


Comme quoi on est tous d'accord sur le meilleur morceau c'est déjà ça :tease: après pour moi ce titre plus inspiré (et seul vraiment potable en dehors des chansons acoustiques plus en retrait ?) reste largement inférieur à n'importe quel titre d'Illinoise, ne serait que pour ce côté trop chargé, de fait moins gracile et donc forcément moins gracieux. :chepa:
"Pass me the scalpel, I’ll make an incision
I’ll cut off the part of your brain that does the bitching
Put it in formaldehyde and put it on the shelf
And you can show it to your friends and say that’s my old self"

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#6 elnorton

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Posté 20 novembre 2010 - 21:13

Ah non, moi j'adore Too Much, mais je n'en ferai pas mon titre préféré de l'album, celui-ci étant clairement Vesuvius de mon côté :peace:
"All i want is to be a happy man", Mark Linkous.

#7 RabbitInYourHeadlights

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Posté 20 novembre 2010 - 23:16

Too Much en live chez Jimmy Fallon, soit il a tout compris à l'ironie des shows télé soit il a vraiment viré ado retardé le Sufjan... :zut: (joli les extraits d'interviews au passage :tease: comme quoi le bonhomme finit comme par hasard par se montrer à la télé à l'occasion de son meilleur démarrage de vente :oops: )

(pis en live faut quand-même dire ce qui est, ça fonctionne plus des masses... :chepa: le deuxième break aux cuivres est tellement mou que ça confine au ridicule)

Voir le messageelnorton, le 20 novembre 2010 - 21:13, dit :

Ah non, moi j'adore Too Much, mais je n'en ferai pas mon titre préféré de l'album, celui-ci étant clairement Vesuvius de mon côté :peace:


Vraiment rien de terrible ce titre pourtant, tout plein d'effets creux et je parle même pas de la dernière minute, on dirait une ballade du Moyen-Âge avec des synthés. :chepa:
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#8 Guismo

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Posté 22 novembre 2010 - 10:27

Voir le messageRabbitInYourHeadlights, le 20 novembre 2010 - 23:16, dit :



Tiens ya DM Stith dans le groupe qui accompagne :)

Voir le messageRabbitInYourHeadlights, le 20 novembre 2010 - 23:16, dit :

Voir le messageelnorton, le 20 novembre 2010 - 21:13, dit :

Ah non, moi j'adore Too Much, mais je n'en ferai pas mon titre préféré de l'album, celui-ci étant clairement Vesuvius de mon côté :peace:


Vraiment rien de terrible ce titre pourtant, tout plein d'effets creux et je parle même pas de la dernière minute, on dirait une ballade du Moyen-Âge avec des synthés. :chepa:


Bizarre, ce Too Much, je le trouve de trop moi, j'ai tendance à le zapper systématiquement. Par contre Vesuvius restera dans les meilleurs chansons de l'année....impossible de m'en défaire et même les effets ballade M-A comme dirait le lapin (je vois plutôt ça comme des flutes de pan qui m'inspirent l'amérique du sud), je surkiffe!

Par contre je n'ai pas assez de points d'accroche sur l'album pour vraiment en dire du bien. Je continue à m'en imprégnier donc.
Mon blog: indieans.net

I, I wanna live on the stage,
I wanna play the guitar,
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But no, responsibilities please.
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#9 RabbitInYourHeadlights

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Posté 22 novembre 2010 - 11:17

Voir le messageGuismo, le 22 novembre 2010 - 10:27, dit :

Voir le messageRabbitInYourHeadlights, le 20 novembre 2010 - 23:16, dit :



Tiens ya DM Stith dans le groupe qui accompagne :)


Ouh oui, à droite en squelette, t'as l'oeil dis-donc. :hehe:
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#10 Pol

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Posté 22 novembre 2010 - 14:04

Décidément on n'a pas fini d'en parler de cet album. Autant je l'aime beaucoup, autant Vesuvius est l'un des moins intéressants pour moi. Et puis bon dans les choeurs c'est fou ce que ça chante faux. :o:
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#11 RabbitInYourHeadlights

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Posté 22 novembre 2010 - 14:21

Voir le messagePol, le 22 novembre 2010 - 14:04, dit :

Décidément on n'a pas fini d'en parler de cet album. Autant je l'aime beaucoup, autant Vesuvius est l'un des moins intéressants pour moi. Et puis bon dans les choeurs c'est fou ce que ça chante faux. :o:


Impossible Soul, Vesuvius... pour un album auquel tu penses bientôt vouer un culte ça fait déjà pas mal de déchet non ? :hehe:
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#12 Pol

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Posté 22 novembre 2010 - 14:41

Voir le messageRabbitInYourHeadlights, le 22 novembre 2010 - 14:21, dit :

Voir le messagePol, le 22 novembre 2010 - 14:04, dit :

Décidément on n'a pas fini d'en parler de cet album. Autant je l'aime beaucoup, autant Vesuvius est l'un des moins intéressants pour moi. Et puis bon dans les choeurs c'est fou ce que ça chante faux. :o:


Impossible Soul, Vesuvius... pour un album auquel tu penses bientôt vouer un culte ça fait déjà pas mal de déchet non ? :hehe:


Vesuvius je ne le considère pas comme un déchet, c'est juste le morceau qui me touche le moins, mais je sais en apprécier de nombreux passages. Quand à Impossible Soul, je n'ai simplement pas encore eu l'envie de l'écouter, mais je sais que ça viendra, une fois que j'aurais commencé à faire le tour du reste de l'album. Ça me fera alors un bon rab' de 30 minutes. C'est un peu comme In Rainbows, quand je l'écoute en général je me contente du premier disque, mais parfois, lorsque j'ai très faim, je me rajoute la demi-heure que constitue le second disque et qui complète très bien le premier. C'est bien aussi d'avoir le choix entre 2 formats d'écoute possible, ce Impossible Soul le permet.

Après tu verras que ces quelques petites réserves font qu'il ne sera pas sur mon podium de l'année, mais plutôt autour de la 20ème place, ce qui est au final plutôt décevant pour Sufjan Stevens.
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#13 Invités_adrien49_*


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Posté 24 décembre 2010 - 10:21

Ca alors, je lis ce sujet que maintenant et je pensais pas qu'il pouvait y avoir eu débat et difficulté d'approche sur ce disque...

Que dire ? Je suis rentré dedans dès la première écoute. Selon moi c'est un des grands disques de l'année.
Je ne pense pas qu'il faille le comparer à Illinois ou The Avalanche, c'est un autre style, un autre voie de recherche musicale, les années se sont écoulées et Sufjan Stevens, après une panne d'inspiration, de son aveu même, a retrouvé la lumière. Alors on peut dire que c'est grandiloquent (mais si ça l'est, je vois pas pourquoi les précédents ne le sont pas dans leur style...), moi je pense au contraire que notre bonhomme est un des musiciens les plus intègres, puisque nombre de ses collègues, qui doutent moins d'eux-mêmes, se seraient compromis à réaliser des albums passables ou ratés rien que pour maintenir un rythme vraisemblable et/ou contenter les fans. Lui s'est tout simplement arrêté.
Bref, point de grandiloquence mais une recherche constante sur cet album, et par dessus tout une très grande originalité (jusque dans l'utilisation du vocoder, dernier et merveilleux titre) qui prouve que Sufjan Stevens sait faire évoluer sa musique en phase avec le temps présent. Et puis tout simplement, un disque d'une très grande beauté et homogénéité, et certains l'ont souligné, cette beauté s'amplifie, s'intensifie au fil des écoutes.

#14 RabbitInYourHeadlights

    Poxvirus Lapinus


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Posté 24 décembre 2010 - 11:14

Voir le messageadrien49, le 24 décembre 2010 - 10:21, dit :

Alors on peut dire que c'est grandiloquent (mais si ça l'est, je vois pas pourquoi les précédents ne le sont pas dans leur style...)


Désolé mais je ne vois pas la moindre logique dans cette affirmation, The BQE était grandiloquent, Illinoise ou The Avalanche pas du tout. :chepa: Un album peut être épique, lyrique sans pour autant être grandiloquent, malheureusement ce n'est pas le cas ici. Quant à la soi-disant "recherche", je pensais qu'il fallait n'avoir jamais écouté le moindre album d'électronica pour se laisser abuser de la sorte mais au vu du plébiscite général de l'album visiblement ça n'est pas ça. je m'interroge encore du coup. :zut:
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#15 FredM

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Posté 24 décembre 2010 - 19:39

Grandiloquent ou pas, à la limite moi peu importe, j'ai juste trouvé ça incroyablement ennuyant.





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