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Sujets que j'ai initiés

Exclu : I, Useless décline sa pop fragile et spleenétique chez Atypeek dans un nouveau...

16 May 2018 - 13:53

Entre le masque à gaz du clip et les petits airs de Mercury Rev des envolées candides aux arrangements bontempi délicieusement désuets et des roulements étouffés qui émaillent le morceau, on s'en serait voulu de passer à côté de cette nouvelle exclu du label Atypeek Music.

Ce bien-nommé Spleen signé I, Useless au chant plein de candeur endeuillée est extrait de l'album Twister, à paraître à la rentrée et dédié par le Clermontois à la mémoire d'une ami décédée. Si elle peut sembler un peu kitsch en comparaison du très joli clip animé en stop motion avec trois bouts de ficelle du morceau éponyme, ballade pop au piano suranné tristounette et réconfortante à la fois, la vidéo tournée une nouvelle fois avec sa propre boîte de production Iru dans les friches industrielles de Tchernobyl est chargée de la même innocence malmenée propre au musicien auvergnat, rafraîchissant en ces temps de cynisme ambiant :


A retrouver chez Atypeek dès le 31 mai en face-B du nouveau single Out of This, extrait du même Twister et clippé lui aussi comme le seront l'intégralité des morceaux de l'album.

News du : 16/05/2018 - par RabbitInYourHeadlights
pour indierockmag.com


Playlist IRM #6 - 'Retour sur 2008' par Rabbit

10 May 2018 - 18:08

C'était il y a 10 ans, et pourtant chacun de ces titres aurait certainement le même impact sur moi si je les découvrais aujourd'hui. Des morceaux phares de ces albums qui continuaient de marquer la rédaction au moment de notre overd00se (Flying Lotus, Leila, B R OAD WAY, The Notwist, Why ?) aux (re)découvertes des années qui suivirent (The Drift, Ulna, Hecq, Fanu & Bill Laswell, Genghis Khan...) en passant par les marottes qui n'ont fait qu'assoir depuis leur place au chevet de votre serviteur (Crookram, Vordul Mega, Monsieur Saï, Deschannel, Uzi & Ari...), cette playlist toute subjective revient quoi qu'il en soit sur une année charnière pour IRM, où le début de résurgence de ce hip-hop alternatif sombre et introspectif qui se taille aujourd'hui la part du lion dans nos tops mensuels, l'émergence d'une scène ambient nourrie à la musique classique que l'on ne se lasse pas de défendre dans nos pages et les mutations visionnaires de tout un pan de la musique électronique venue de l'IDM ou de l'abstract hip-hop allaient présider à l'élargissement de nos horizons :


Bannis des internets, relégués par la limite des 20 titres ou tout simplement privés de Playmoss pour de stupides raisons d'ingérence de leurs maisons de disques, une pensée en bonus pour les 20 morceaux suivants :

- Erykah Badu - The Healer (prod. Madlib)
- Black Mountain - Queens Will Play
- Blue Sky Black Death - Hot Night (feat. Yes Alexander)
- Connecticut - Fidelity
- Alexandre Desplat - Wong Chia Chi's Theme (Lust, Caution OST)
- Factor - More Rude Than Handsome (feat. Awol One)
- Goldmund - Image Autumn Womb
- Gotye - Hearts A Mess
- Grosso Gadgetto - Bored to Death
- Clutchy Hopkins - Love Of A Woman (feat. Darondo)
- Louis XIV - Slick Dogs and Ponies
- Noah and the Whale - 5 Years Time
- Q-Tip - Move
- Portishead - Magic Doors
- Pretty Lights - At Last I Am Free
- Radar Bros. - Hills of Stone
- Julien Ribot - Les Jardins de Boboli
- The Roots - Criminal (feat. Truck North & Saigon)
- The Shortwave Set - Yesterdays to Come
- Son Lux - Break

News du : 10/05/2018 - par RabbitInYourHeadlights
pour indierockmag.com


Emma Broughton et Orouni célèbrent les femmes et la liberté

06 May 2018 - 22:37

Le Français, dont vous pouvez toujours écouter et télécharger le très bel inédit Twin-Peaksien, Beyond the Grave, sur le volume 7 de nos compilations IRMxTP (notons que la publication des 3 derniers volets reprendra justement dans le courant du mois), livrait il y a quelques semaines un nouveau clip tourné en Super 8, single sur lequel il s'efface à nouveau au profit d'une voix féminine.

Inspiré de la pièce d'Henrik Ibsen Une maison de poupée mais également, en vidéo du moins, des œuvres de Vilhelm Hammershøi, peintre contemporain du dramaturge danois, Nora (Naked) porte le nom de la personnage principale de la pièce et trace un pont entre l'émancipation de la gent féminine dans la bourgeoisie de la fin du XIXe siècle et une actualité qui démontre malheureusement que le sexisme et l'assujettissement des femmes n'est toujours pas d'un autre temps (cf. le mouvement #MeToo, devenu global).

Flûtiste sur Beyond the Grave, Emma Broughton prend ici le micro comme sur l'EP Somewhere In Dreamland, mais dans un registre nettement plus dépouillé comme son titre l'indique. Au programme, guitare sèche à l'américaine et harmonies vocales comme un bon vieux Alela Diane, Orouni se chargeant de la six-cordes sans batterie ni arrangements pour offrir à la Londonienne, qui incarne aussi Nora dans le clip, une comptine à la première personne (c'était également le cas, mais vu de la tombe, du morceau de notre compil interprété quant à lui par une autre chanteuse, Aldwin) dont les thématiques d'insatisfaction relationnelle et de quête de liberté résonneront tout autant dans les cœurs de nombreux auditeurs masculins :


Le morceau apparaîtra néanmoins dans une version plus orchestrée sur le prochain album du musicien qui précise : "après avoir lu Une maison de poupée, j'ai ressenti une vive envie de consacrer une de mes chansons à cette pièce. Dans la perspective d'un nouveau disque, j'étais au milieu d'un cycle de morceaux qui évoquaient la dualité et la confrontation. Le personnage de Nora s'est donc révélé idéal, d'autant que je disposais d'une composition qui commençait par un refrain, chose très rare dans mes chansons. Ce refrain initial installe d'emblée le côté volontaire du personnage féminin."


Photo : Eric Åuv.

News du : 6/05/2018 - par RabbitInYourHeadlights
pour indierockmag.com


[CHRONIQUE] Laish - Time Elastic

04 May 2018 - 21:28

1. Sand is Shifting
2. Love Is Growing
3. Listening For God
4. Blink Of An Eye
5. Dance To The Rhythm Voir la vidéo Laish - Dance to the Rhythm
6. Time Elastic Voir la vidéo Laish - Time Elastic
7. Devil's Advocate
8. University
9. I Would Prefer Not To
10. The Fox


Laish - Time Elastic

Allongé dans l'hémisphère sud en contemplant une nuit de pleine lune étoilée. Le dernier album de Laish dans les oreilles. Quelles meilleures conditions que ce ciel dégagé et fascinant pour apprécier comme il se doit l'écoute du successeur d'un Pendulum Swing défendu dans nos colonnes ?

Probablement aucune. Surtout pas quand, dès le second titre intitulé Love Is Growing, les étoiles redoublent d'intensité au moment où Danny Green entame un refrain déjà addictif. Coïncidence ? Non, la musique de Laish ne saurait être ainsi défendue. Si le ciel est devenu plus lumineux, c'est bien parce que les hormones de l'auditeur font leur travail et lui permettent d'être plus attentif à son environnement.

De là à dire que Time Elastic permet un éveil global de la conscience ? Assurément. Celui qui a fait ses premiers pas dans de nombreux collectifs basés à Brighton a pourtant cherché à modifier son mode de composition pour ce disque. Il a voulu n'en garder que l'ossature principale.

Mais le naturel est vite revenu au galop, et les instruments additionnels, qu'il s'agisse de cordes bien senties, de vents dévastateurs ou d'effets additionnels plus synthétiques (Dance to the Rhythm) se sont vite ajoutés à l'ensemble. Alors, en quoi ce disque diffère-t-il des précédents ? Difficile de le dire si l'on s'en tient à une analyse purement matérielle des éléments.


Mais ceux qui ne jugent que par ce biais considèrent probablement que les trois derniers albums d'Elliott Smith - avec lequel Danny Green partage une évidence mélodique - sont les mêmes. Les pauvres.

Celui qui parvient à faire chavirer davantage encore les esprits en live - ce concert dans une chapelle rennaise reste mémorable - incarne un entre-deux particulièrement intéressant tant il est à l'aise pour composer des hymnes faussement joyeux dans un registre caustique et ensoleillé que ne renierait probablement pas Baxter Dury (les plus évidents Time Elastic et Love Is Growing en témoignent) tout en ancrant son propos dans un univers amer (Devil's Advocate) rappelant parfois ceux de Matt Berninger et Stuart Staples, voire même de Vic Chesnutt (The Fox).


Pour sûr, Danny Green saura dynamiser les esprits en veille. Et même les éléments ne résisteront pas à la force mêlée de charme de ce disque intense. On le croira ou non, mais quelques notes avant le The Fox final, le ciel s'est voilé tout en prenant une teinte dorée. La musique de Laish n'a rien d'extraordinaire à première vue, mais sa puissance est incontestable. Coïncidence ou pas.

Chronique du : 4/05/2018 - par Elnorton
pour indierockmag.com


Playlist IRM #5 - 'Dezordr Records' par Spoutnik

28 April 2018 - 20:28

Alors que le précédent volet des Dezordr Sessions (dont nous parlions ici) voyait le jour courant 2016 en pleine loi El Khomri, la nouvelle compilation du crew tribalo-famillial qu'on adore ici devrait sortir durant la semaine qui vient, une semaine avec au milieu un joli 1er mai qui pourrait sentir bon la convergence des luttes étudiantes et syndicales. A croire que le Dezordr est aimanté par les mouvements sociaux, à moins que ce soit l'inverse...

Arrêtons là la politique et parlons un peu de Dezordr Records, car nous sommes en 2018 et la date sera forcément festive puisque ce volet sera le dixième sur plus d'une décade d'activisme artistique et musical !
Le désordre, ma science, mais 10, quand même, ça se pose là et ça traduit l'importance de cette structure qui porte haut les couleurs (noires) du mélange et du chaos dans ce monde fait d'ordre et de certitudes. Catalyseur de créations, créateur de contacts aussi bien en France qu'en Europe et même jusque chez les Ricains, le Dezordr bouscule les codes et si l'on retrouve toujours une bonne base de hip-hop bien bonnard souvent expérimental et toujours de qualité dans chacune des compilations du collectif, c'est pour mieux pointer du doigt l'évidente diversité de cette culture "rap" aux multiples facettes.
La preuve en sons avec, en exclusivité mondiale, un bout de cette 10ème Session signé du Ruthénois Francis Esteves aka Cisco à la production et du New-Yorkais F.Virtue au micro pour un Phil Gibs Winter in New York lancinant qui évoque autant Yoni Wolf que Milo, et qui finit tout en douceur à la manière d'un Sufjan Stevens haut-perché. Miam !


Cet autre track a été diffusé voilà quelques semaines, mais comment ne pas saliver devant ce Glow tentaculaire signé Perverted Silence aka Dtracks à la production, avec au micro l'excellente rappeuse de Cleveland Samantha "Playne Jayne" Flowers :


Comme à IRM, nous avons nos entrées (et même si ça se paie à coups de bonbonne de rhum fantôme), voici, là aussi en exclusivité mondiale, la tracklist de cette Dezordr Session 010 aussi éclectique que prometteuse :

01 : koyl - Emergency Dub
02 : [rec] - FRSKSNR
03 : Monsieur Saï & Monsieur Connard - La Fin Du Film
04 : Stekri feat. Mr Florent, La Main Gauche & Bouss - Armes Mineures (prod. Stekri)
05 : Dakota - Arpus
06 : Brzowski & Straw Hair - Get By on Luck (prod. DOT)
07 : DjSav - GetMad
08 : Fvirtue & Francis Esteves - Phil Gibs Winter in New York
09 : Haunted Days - Gone is my Lord
10 : Pierre the Motionless - the uncertain economics of rum
11 : Perverted Silence & Playne Jayne - Glow
12 : Monsieur 6000 - La Poésie
13 : Le Parasite - STAR BIRTH IN CYGNUS
14 : НебоScrub - I gave you a choice
15 : La Main Gauche & Bouss - Sous Scelle (prod. Stekri & drumz Mr Ogz)
16 : Mind The Beatz (zoën & Fysh) - Mystery

Et pour finir, et comme on sait recevoir chez IRM, voici un petit retour en arrière à travers la playlist que va bien sur plus d'un décennie de Dezordr, la colonne vertébrale Stekri/Dtracks/La Main Gauche est là, les habitués Le Parasite, Monsieur Saï, zoën, Dakota, Brzowski, DjSav, НебоScrub (et on en oublie) sont là, et puis y'a des pépites : James Reindeer, Le Sept, Audioclockers, Mr. Teddybear, Noventa et plein d'autres, bref si vous découvrez le Dezordr, on est bien heureux pour vous et l'on vous souhaite bien du bonheur à remonter le temps à travers ces bientôt 10 compilations. Sinon, vous aurez un truc à écouter demain matin en allant au taf tout en rêvant de foutre le feu !



News du : 28/04/2018 - par Spoutnik
pour indierockmag.com