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adrien49
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Dans le sujet : Il manque un album à l'agenda CD ?
08 février 2012 - 19:25
Dans le sujet : Les films à voir!
06 février 2012 - 21:13
RabbitInYourHeadlights, le 05 février 2012 - 14:31, dit :
Petit approfondissement, non pas que j'aie quelque illusion sur mes capacités à te faire reconsidérer ton point de vue semble-t-il bien arrêté sur Eastwood, mais parce que j'aurais aussi bien pu citer L'épreuve de force pour les 70's, Le maître de guerre pour les 80's ou Un monde parfait pour les 90's, aucun film d'Eastwood ne présentant de personnages "figés et stéréotypés" au regard de ce que j'ai déjà expliqué plus haut.
"Pas très bon tout ça" tu me diras
mais il se trouve justement qu'Un monde parfait, accessoirement le meilleur film d'Eastwood dans les années 90 loin devant le trop explicite Impitoyable qui ne faisait finalement que prolonger son chef-d'oeuvre Josey Wales hors-la-loi sans aller aussi loin ni dans l’ambiguïté ni dans la mise à nue du revers de la mémoire de l'Ouest, est peut-être le film qui préfigure le plus J. Edgar aussi bien dans son regard sur l'Histoire et la vérité que par son absence totale de manichéisme (qui est l'une des caractéristiques incontestables de son cinéma et engendre, forcément, de l’ambiguïté dans des sujets tels que ceux de ces deux films) ou les trajectoires de ses personnages.
"Pas très bon tout ça" tu me diras
Merci pour les explications. J'ai pas vu L'épreuve de force ni le maître de guerre, donc je t'avoue que ça me parle moyen mais si j'ai l'occasion je la manquerai pas ! J'ai bien compris ce que veut dire Eastwood, je dis pas que y'a aucun discours, je trouve ça juste asséné trop lourdement (en passant sur le côté bateau).
Dans le sujet : Les films à voir!
04 février 2012 - 17:05
Quand je parlais du texte à trou, c'était en référence à un modèle prédéfini à partir duquel il suffit juste de compléter des cases.
Sur la psychologie, je ne crois pas qu'Eastwood traite ça en creux......... ça transpire à chaque scène du film, il pourrait y avoir une voix off nous expliquant le parce que du pourquoi, ça changerait pas grand chose. Aucun paradoxe, aucune ambiguïté, le personnage est condamné d'avance, le film pourrait s'arrêter après une demi-heure pour ne pas se répéter... bref, le contraire de Howard Hughes chez Scorsese. Les films d'Eastwood que tu cites, je suis d'accord pour dire que les persos sont moins figés, mais dans ces films, pas très bons (sauf Breezy bien sûr), les changements de personnalité suivent des chemins trop simplistes, trop explicatifs à mon sens, à la manière de pas mal de séries télé à la mode, et contrairement à Lettres d'Iwo Jima par exemple. SI Eastwood est meilleur quand il ne se centre pas sur un ou deux personnages, c'est peut-être que sa faiblesse est justement de ne pas arriver à en faire des personnages évoluant d'eux-mêmes, comme des vrais personnes qui ne répondent pas à des stimuli précis. Dans Lettres d'Iwo Jima, le nombre de personnages fait qu'il ne peuvent pas envahir le film, et par conséquent, laisse ouverte la fenêtre d'interprétation, d'identification, et de réflexion du spectateur.
Pour moi la grande qualité d'Eastwood, c'est son classicisme dans la mise en scène. Pas d'effets superfétatoires à la Fincher, mais des procédés du cinéma primitif: les frères Lumière, Eisenstein, John Ford. Sauf que contrairement à ces derniers, il lui manque juste une certaine subtilité dans le traitement scénaristique. Je pense qu'il y a très peu de travail en amont, sur les personnages, la thématique, et le texte même du film (pas sur la biblio et la préparation du tournage qui doivent être poussées), c'est le cas de beaucoup de sujets qui semblent être tout préparés pour Hollywood, ce sera sans doute le cas du biopic de Steve Jobs, et puisque de toute façon ça marchera dans les salles, pas besoin de creuser un peu...
Sur le rapport à l'Histoire, je préfère pas répondre, c'est un grand sujet et ça nous emmènerait trop loin ! Tu as globalement raison sur ce que veut dire Eastwood. A titre perso, je pense qu'on peut faire plus subtil pour dire la même chose (cf beaucoup de films).
Sur la psychologie, je ne crois pas qu'Eastwood traite ça en creux......... ça transpire à chaque scène du film, il pourrait y avoir une voix off nous expliquant le parce que du pourquoi, ça changerait pas grand chose. Aucun paradoxe, aucune ambiguïté, le personnage est condamné d'avance, le film pourrait s'arrêter après une demi-heure pour ne pas se répéter... bref, le contraire de Howard Hughes chez Scorsese. Les films d'Eastwood que tu cites, je suis d'accord pour dire que les persos sont moins figés, mais dans ces films, pas très bons (sauf Breezy bien sûr), les changements de personnalité suivent des chemins trop simplistes, trop explicatifs à mon sens, à la manière de pas mal de séries télé à la mode, et contrairement à Lettres d'Iwo Jima par exemple. SI Eastwood est meilleur quand il ne se centre pas sur un ou deux personnages, c'est peut-être que sa faiblesse est justement de ne pas arriver à en faire des personnages évoluant d'eux-mêmes, comme des vrais personnes qui ne répondent pas à des stimuli précis. Dans Lettres d'Iwo Jima, le nombre de personnages fait qu'il ne peuvent pas envahir le film, et par conséquent, laisse ouverte la fenêtre d'interprétation, d'identification, et de réflexion du spectateur.
Pour moi la grande qualité d'Eastwood, c'est son classicisme dans la mise en scène. Pas d'effets superfétatoires à la Fincher, mais des procédés du cinéma primitif: les frères Lumière, Eisenstein, John Ford. Sauf que contrairement à ces derniers, il lui manque juste une certaine subtilité dans le traitement scénaristique. Je pense qu'il y a très peu de travail en amont, sur les personnages, la thématique, et le texte même du film (pas sur la biblio et la préparation du tournage qui doivent être poussées), c'est le cas de beaucoup de sujets qui semblent être tout préparés pour Hollywood, ce sera sans doute le cas du biopic de Steve Jobs, et puisque de toute façon ça marchera dans les salles, pas besoin de creuser un peu...
Sur le rapport à l'Histoire, je préfère pas répondre, c'est un grand sujet et ça nous emmènerait trop loin ! Tu as globalement raison sur ce que veut dire Eastwood. A titre perso, je pense qu'on peut faire plus subtil pour dire la même chose (cf beaucoup de films).
Dans le sujet : Bilan de l'année 2011
Dans le sujet : Les films à voir!
04 février 2012 - 10:31
RabbitInYourHeadlights, le 04 février 2012 - 01:00, dit :
adrien49, le 31 janvier 2012 - 18:54, dit :
Enfin deux mini-claques en 2012, année qui démarre lentement côté ciné.
Ouais c'est ça.
T'as pas eu l'impression de voir un film un peu trop inspiré par Aviator ? C'est plutôt un compliment, et le film n'est pas exempt de qualités: Dicaprio, la photo, le cadre, le rythme - on ne s'ennuie pas ou presque. Mais au final Dicaprio ne change pas d'un poil, il y a des scènes presque reprises telles quelles du Scorsese, avec pour différence un scénar on ne peut plus bateau, type texte à trous, et comme à chaque fois des personnages stéréotypés, unidmensionnels, psychologiquement figés et trop de simplification dans l'explication de leurs états d'âme.
Il faut voir et revoir Aviator, plutôt..
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